Registre électronique de tous les produits alimentaires et boissons canadiens

25 juillet 2002 – Cette récente innovation canadienne salue le progrès le plus
éclatant de l’industrie alimentaire depuis le code-barres.

Il s’agit de ECCnet, le registre électronique bilingue de produits alimentaires qui permet aux entreprises de toutes tailles de rendre leurs produits accessibles aux clients à la fois au Canada et partout dans le monde.

« ECCnet regroupe en un seul registre certains renseignements sur
les produits, offrant par le fait même de la précision, de la vitesse et

de l’uniformité tout au long de la chaîne de production, affirme le
directeur de l’exploitation d’ECCnet, M. Joe Zenobio.

Tout comme le code-barres avant lui, ECCnet est un important
instrument d’épargne. Les études de l’industrie indiquent qu’il pourrait
permettre au secteur de l’alimentation d’économiser plus de 85 millions de
dollars par an.

Le concept est simple. Les fabricants entrent dans une base de
données sur le site de ECCnet des informations sur leurs produits,
à savoir leur taille, l’information nutritionnelle, les données du
marketing et le prix. Cette information devient dès lors accessible aux
détaillants et aux distributeurs qui ont ainsi accès aux données les plus
à jour sur les produits dont ils ont besoin. Voilà où interviennent les
économies.

« ECCnet règle le problème des données irrégulières et inexactes sur

les produits, lequel engendre des erreurs entre la passation des commandes
d’achat et la facturation, affirme M. Zenobio. Auparavant, les fabricants
mettaient à jour l’information sur leurs produits dans leur système, mais
les détaillants disposaient eux d’une information périmée à moins de
procéder également à la mise à jour manuelle des données. Avec ECCnet,
toutefois, les fabricants inscrivent les données de leurs produits dans le
système et, par la suite, les détaillants, les distributeurs et les
grossistes accèdent à ce registre pour avoir de l’information à jour et
exacte sur ces produits. »

ECCnet est administré par le Conseil canadien du commerce électronique, une association sans but lucratif dirigée par le secteur
privé et créée en 1997 dans le but de promouvoir et de maintenir des
normes générales en vue d’identifier les produits, les services et les
lieux, ainsi que les communications du commerce électronique qui y sont

associées.

« Un des principaux avantages de ECCnet est qu’il donne à tous des
chances égales, poursuit M. Zenobio. Les petits fournisseurs peuvent
maintenant glisser un pied dans la porte des grands détaillants tout aussi
bien que les acteurs plus importants de l’industrie. ECCnet les place sur
le même pied et leur confère un pouvoir égal; voilà principalement ce qui
le rend tellement intéressant pour l’industrie. »

L’Australie, l’Allemagne et le Royaume-Uni comptent déjà de tels
catalogues électroniques. Cependant, Rowan Lalonde, du Bureau des aliments
d’Agriculture et Agroalimentaire Canada, soutient que ECCnet fait évoluer
l’idée d’un cran.

« ECCnet repousse les limites du commerce électronique encore plus
loin en offrant une solution à une multitude d’entreprises et ce, tout en
respectant les normes internationales, de dire Rowan Lalonde. Il permet
aux fournisseurs d’entrer les données sur leurs produits une seule fois et
il met à la disposition des détaillants des données de listage de produits
claires, à temps et exactes. ECCnet facilitera l’exploitation du commerce
électronique tout en réduisant de façon éloquente les coûts à la charge de
l’industrie. »

Les sociétés peuvent entrer plus de 130 éléments d’information
distincts sur leurs produits. Sans compter que les comités de l’industrie
continuent de déterminer et d’ajouter des attributs de produits selon un
plan entériné par l’industrie qui permettra de constituer les listages de
produits les plus exhaustifs de tous les registres du monde.

La vice-présidente de la Politique concernant les consommateurs à
l’Association des fabricants de produits alimentaires et de consommation
du Canada, Mme Elaine Smith, a louangé ECCnet dans un communiqué de presse
distribué plus tôt cette année.

« Des données sans failles et synchronisées sont l’ADN du commerce
électronique. Tout le reste l’encombre. Les unes après les autres, les
études sur l’échange d’information entre partenaires commerciaux
confirment le coût et la perte de temps énormes de même que le surcroît
d’effort attribuables aux données inexactes. ECCnet règle ces problèmes
grâce à une seule idée : un seul enregistrement, une solution unique. Ce
sera dorénavant la norme des affaires, » selon Elaine Smith.

Depuis le 1er janvier 2002, les chaînes alimentaires, le secteur du
service alimentaire et les pharmacies disent à leurs fournisseurs que
ECCnet constitue maintenant la norme de l’industrie et un facteur
commercial. Plus de 3 000 fournisseurs d’aliments et boissons auront
inscrit les données sur leurs produits dans ECCnet d’ici la fin de cette
année.

« Toutefois, le seul défi qui subsiste, affirme Rowan Lalonde, c’est
de faire en sorte que tous les acteurs montent à bord pour que le registre
fonctionne à plein régime d’ici janvier 2003. »

Le gouvernement du Canada affirme que ce sont des projets
innovateurs comme ECCnet qui assureront une prospérité durable pour le
secteur de l’agriculture et de l’agroalimentaire canadien.

ECCnet met en valeur deux des facteurs primordiaux de la nouvelle
politique agricole du Canada, à savoir, la sécurité des aliments et
l’innovation. Désignée le Cadre stratégique pour l’agriculture, cette
nouvelle politique hissera le Canada au premier rang des pays du monde en
matière de sécurité alimentaire, de production respectueuse de
l’environnement et d’innovation. Elle aidera l’industrie agricole à
constituer un cadre de réussite au XXIe siècle. Il existe trois autres
facteurs importants : l’environnement, le renouveau et la gestion des
risques.

Dans le cadre de son programme Commerce agroalimentaire, Agriculture
et Agroalimentaire Canada (AAC) a contribué 130 000 dollars pour permettre
à environ 4 500 petites et moyennes entreprises de découvrir ECCnet et
d’entrer leurs données dans le registre. En outre, ECCnet offre des
séances de formation à ses bureaux de Montréal, Toronto et Calgary afin
d’aider les fournisseurs à inscrire leurs produits au registre.

Site(s) extérieur(s) cité(s) dans cet article :

Agriculture Canada

http://Aceis.AGR.CA/

ECCnet

http://www.eccnet.org




Commentaires