Malgré les objectifs de réduction des pesticides en milieu agricole du MAPAQ, les derniers chiffres montrent peu de progrès de ce côté. Le Plan d’agriculture durable 2020-2030 vise la réduction de 500 000 kilogrammes des pesticides de synthèse vendus, mais les chiffres les plus récents de 2023 ne déclinent que très lentement depuis un sommet en 2014.
Le dernier congrès du Réseau québécois de recherche en agriculture durable (RQRAD) a permis de mieux comprendre la dynamique en place. En plus des enjeux de rendements et des marchés pour les producteurs agricoles, le rôle des conseillers agronomiques a été révélé comme étant central dans l’accompagnement pour la réduction de l’utilisation des pesticides et une approche centrée davantage sur la lutte intégrée. Ils agissent à la fois en tant qu’expert, intermédiaire de l’innovation et agent de liaison avec les politiques dans un projet complexe, comme celui de la gestion intégrée des ennemis des cultures (GIEC).
Nabiha Abdalla, chercheuse agroéconomie à l’Université Laval, a décidé d’en faire le sujet de son doctorat. Elle souhaite, entre autres, examiner l’effet des prescriptions agronomiques sur leurs pratiques de conseil et sur les décisions des producteurs.
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Elle sollicite les agronomes actifs, particulièrement dans le secteur privé, à participer à sa recherche en répondant à trois questionnaires. Ces derniers portent sur l’automne 2025 et l’hiver 2026 afin de recueillir les constats et idées sur la thématique étudiée.
L’anonymat des participants et la confidentialité des échanges sont assurés tout le long du processus et un dédommagement est offert.
Les liens pour participer sont disponibles sur le site de l’Ordre des agronomes du Québec.
