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Crise du fromage : réaction du PQ

Québec (Québec), 3 octobre 2008 – « Le plan de relance dévoilé aujourd’hui par le ministre Laurent Lessard, pour venir en aide à l’industrie du fromage, n’est rien d’autre qu’un plan pour redorer l’image du gouvernement Charest qui joue au pompier pyromane ».

C’est ce qu’a déclaré la députée de Taschereau, Agnès Maltais, réagissantpour le Parti Québécois au plan de supposée relance pour l’industrie dufromage, durement affectée par les décisions intempestives prises par legouvernement Charest. Pour le Parti Québécois, le plan d’aujourd’hui est unminimum, mais n’efface aucunement les traces du MAPAQ qui a jeté aux ordures,avec l’accord du ministre, des centaines de kilogrammes de fromages, desfromages qui étaient propres et sans danger à la consommation.

« Paniqué, le gouvernement Charest a agi avec précipitation et cela a euet aura des conséquences graves pour plusieurs détaillants dont les pertessont nettement supérieures aux mesures annoncées. Bref, la tape dans le dosque le ministre Lessard donne aujourd’hui n’a rien de comparable avec la giflequ’il a infligée aux producteurs et aux détaillants il y a quelques semaines »,a poursuivi Mme Maltais.

La solution était sur une tablette depuis 2005 et le ministre l’avait oubliée
Le Parti Québécois juge qu’aucun compromis n’est possible lorsqu’il estquestion de sécurité alimentaire. Or, le gouvernement libéral a fait descompromis sur la sécurité alimentaire en laissant dormir sur une tablette unrapport important depuis 2005. Le député de Labelle et porte-parole du PartiQuébécois en matière d’agriculture, de pêcheries et d’alimentation, SylvainPagé, reproche au ministre Lessard son manque de responsabilité.

« Le ministre Lessard avait en main un rapport sur ses tablettes depuis2005 qui était, en quelque sorte, le manuel d’instruction pour les bonnespratiques dans l’industrie du fromage où il était recommandé des procéduresspécifiques d’innocuité. Ce n’est pas pour rien que le MAPAQ a décidérécemment de défrayer les coûts des analyses après les événements. Il s’estfait prendre en flagrant délit de négligence grave. En clair, si le ministreLessard avait fait son travail, cette dépense de 8,4 M$ aurait pu êtreévitée », a indiqué Sylvain Pagé.

Le Parti Québécois estime qu’en ayant choisi de défrayer les coûts desanalyses d’innocuité, le gouvernement Charest a ainsi reconnu sa culpabilitéet il a donc le devoir de dédommager les producteurs et les détaillants.

« La gestion de cette crise est suffisamment douteuse pour que laProtectrice du citoyen ait choisi d’enquêter. Imaginez-vous si le Québec, avecJean Charest aux commandes, avait à traverser une crise de l’envergure de cequi se passe aux Etats-Unis actuellement? Chose certaine, le gouvernement afait très mal à une belle industrie présente partout au Québec, en milieuurbain comme dans les régions. Cela prendra des années avant que cecafouillage libéral ne soit oublié », a conclu Agnès Maltais.

Site(s) extérieur(s) cité(s) dans cet article :

Parti québécois
http://partiquebecois.org/

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