Deux projets de recherche en génomique

Fredericton (Nouveau-Brunswick), 5 avril 2002 – L’honorable Andy Scott, P.C.,
député de Fredericton, au nom du ministre de l’Industrie, Allan
Rock, et Marc LePage, vice-président exécutif de Génome Canada ont
annoncé aujourd’hui l’approbation de deux nouveaux projets de
recherche en génomique d’une valeur totale de 7,2 millions de
dollars, dont la moitié sera fournie par Génome Canada. Cette
annonce appuie l’engagement du gouvernement du Canada à la

création d’un pays plus innovateur et aidera le Canada à se
tailler une place parmi les chefs de file du monde entier en
recherche et en développement d’ici 2010. Joe Gillis, président et
PDG de Genome Atlantic et Monsieur Tim Ogilvie, doyen du Atlantic
Veterinary College, UPEI et président du Conseil de Genome
Atlantic étaient également présents.

« L’investissement dans la génomique fait partie intégrante de la
Stratégie d’innovation du Canada », a déclaré Andy Scott. « En
investissant dans ces projets, Génome Canada et Genome Atlantic
contribuent à bâtir l’infrastructure de recherche du Canada, à
attirer et à retenir des chercheurs de calibre mondial au pays et
à renforcer le leadership international du Canada en matière de
recherche. Les connaissances acquises amélioreront notre qualité
de vie dans divers domaines dont la santé, l’environnement et la
foresterie ».

« Le programme de recherche que nous appuyons aujourd’hui aidera à
positionner le Canada parmi les principaux pays dans le domaine de
la génomique, et donnera de l’essor à l’industrie de la
biotechnologie dans la région de l’Atlantique », a ajouté Monsieur
LePage, qui est né à Campbellton, au Nouveau-Brunswick. Il
permettra à la région de constituer une masse critique de talents
et d’activités susceptibles d’ouvrir sur de nouvelles réussites
dans les années à venir ».

« Le travail de pionnier dans le domaine de la génomique,
l’amélioration de l’infrastructure de recherche, la mise au point
de nouveaux modes de financement de la recherche en santé, et
l’aide apportée aux universités et aux collèges pour attirer et
retenir les cerveaux les plus brillants, voilà autant d’éléments
de notre stratégie sur l’innovation », a indiqué Allan Rock,

ministre de l’Industrie.

Dans le cadre de cette annonce, Génome Canada a approuvé 3 millions de dollars pour un projet de génomique touchant la pomme de terre qui aura lieu à Fredericton et près de 4,2 millions de dollars pour un projet de foresterie qui sera administré à Halifax, mais qui profitera d’énormes contributions de collaborateurs à Fredericton, pour un total de 7,2 millions de
dollars, dont la moitié sera fournie par Génome Canada. Au total,
on s’attend à ce que les deux projets offrent environ 40
années-personnes d’emploi à du personnel de recherche et 18 autres
années-personnes d’emploi à des personnes en formation au cours
des trois prochaines années.

« Le projet associé à la pomme de terre ici à Fredericton nous
aidera à bien mieux comprendre la constitution génétique des
pommes de terre et à mieux comprendre les mécanismes fondamentaux
associés à certains traits, notamment la résistance aux insectes
et les propriétés qui améliorent les traitements à
valeur-ajoutée, a noté Monsieur Gillis. Grâce à cette recherche,
nous pouvons améliorer de beaucoup nos connaissances d’une récolte
agricole qui a d’énormes retombées économiques sur le
Nouveau-Brunswick et l’Ile-du-Prince-Édouard.«

Le projet forestier fournira des outils essentiels à
l’amélioration du rendement, de la qualité, de l’état de santé et
de la capacité de s’adapter de la forêt. Le projet
pluridisciplinaire réunira des experts de la Dalhousie University
à Halifax, de Forêts Canada à Fredericton et du Saskatchewan
Research Council.

L’année dernière, Génome Canada a annoncé l’approbation d’un
premier investissement pouvant aller jusqu’à 23 millions de
dollars pour soutenir deux projets de recherche à grande échelle
et une plate-forme de science et de technologie (séquençage et
bioinformatique) dans la région de l’Atlantique, dont la moitié
est financé par Génome Canada. Avec l’annonce d’aujourd’hui,
Genome Atlantic aura reçu l’approbation de jusqu’à 30 millions de
dollars de projets, dont la moitié sera fournie par Génome Canada.

Génome Canada est un organisme sans but lucratif qui a reçu 300
millions de dollars du gouvernement du Canada en vue d’élaborer et
de mettre en oeuvre une stratégie nationale de recherche en
génomique dans l’intérêt de l’ensemble des Canadiennes et des
Canadiens dans certains secteurs clés comme l’agriculture, la
bioinformatique, l’environnement, les pêches, la foresterie, la
santé et le développement technologique. Génome Canada soutient
également des projets de recherche ayant pour objectif d’étudier
et d’analyser les questions éthiques, environnementales,
juridiques et sociales associées à la recherche en génomique
(GEDS). Genome Atlantic est un partenaire de Génome Canada et met
sur pied, gère et finance des projets de génomique à grande
échelle dans la région de l’Atlantique depuis sa création au
printemps de 2000. Son mandat consiste à promouvoir et à soutenir
la recherche en génomique et le développement de créneaux
particuliers qui s’appuient sur des connaissances spécialisées
ayant le potentiel d’améliorer les industries s’intéressant aux
sciences de la vie dans les quatre provinces de l’Atlantique ou
d’offrir les fondements scientifiques élémentaires requis pour en
créer de nouvelles.

La génomique vise essentiellement à approfondir notre connaissance
de la constitution génétique de l’ensemble des organismes vivants.
Au dire des spécialistes, la génomique fournira, au cours des 10 à
20 prochaines années, de nouvelles méthodes de diagnostic, de
traitement et de prévention des maladies, de résolution des
problèmes environnementaux et de gestion des ressources naturelles
et des disponibilités alimentaires.

Les projets annoncés aujourd’hui ont été choisis par le conseil de
Génome Canada, à la recommandation d’un comité de plus de 150
spécialistes internationaux de la recherche en génomique et en
éthique. Chaque proposition a été soigneusement évaluée à la
lumière d’un certain nombre de critères, dont les suivants :
excellence scientifique; qualité et expérience des chercheurs
concernés; efficacité de la gestion et de l’organisation;
financement du projet.

En février, le gouvernement du Canada a lancé la Stratégie
d’innovation du Canada, deux documents qui décrivent le plan
qu’entend suivre le gouvernement pour relever les défis en matière
de compétences et d’innovation au cours des dix prochaines années.
Le document rendu public par le ministre de l’Industrie, Allan
Rock, s’intitulait Atteindre l’excellence : investir dans les
gens, le savoir et les possibilités. Il présente les objectifs,
les cibles et les priorités du Canada pour les dix prochaines
années en vue de forger le savoir et de faire fructifier des idées
plus rapidement, de s’assurer de la disponibilité d’une
main-d’oeuvre compétente dans la nouvelle économie, de moderniser
les entreprises et les politiques réglementaires tout en
protégeant l’intérêt public et de renforcer les collectivités en
appuyant l’innovation au niveau local. L’annonce faite aujourd’hui
appuie cette stratégie.

1. Génomique structurelle et fonctionnelle comparative de l’épinette

Coût total du projet : 4 261 644 $

Contribution de Génome Canada : 2 130 822 $

Chargé de projet : Om P. Rajora

L’épinette est l’essence d’arbre la plus importante pour
l’industrie forestière du Canada. Les conditions environnementales
et climatiques changeantes, la pollution de l’air et certaines
pratiques de coupe ont été associées à une baisse du nombre
d’épinettes. Ce projet a pour objet d’assurer le séquençage des
gènes des épinettes rouges et noires en vue de comprendre les
facteurs génétiques régissant la résistance au stress abiotique,
tel que la pollution et les changements climatiques.

Outre le séquençage des gènes, les chercheurs créeront une base de
données de séquences et isoleront les gènes sur lesquels agissent
divers facteurs de stress. En utilisant la génomique, ils
comprendront bien mieux les fondements génétiques de l’adaptation
au stress et mettront au point de meilleures méthodes de
préservation et de gestion naturelle des forêts.

Des chercheurs de la Dalhousie University, de Saint Mary’s
University, du Centre de foresterie de l’Atlantique de Forêts
Canada et le Saskatchewan Research Council participeront à ce
projet.

2. Le projet de génomique de la pomme de terre du Canada

Coût total du projet : 3 000 000 $

Contribution de Génome Canada : 1,500,000 $

Chargés de projet : Sharon Regan et Barry Flinn

La pomme de terre est la quatrième récolte en importance au monde
et constitue un aliment de base important pour plus d’un milliard
de personnes à l’échelle de la planète. Ce projet a pour objet de
développer des ressources pour la génomique de la pomme de terre,
première étape à l’identification des gènes principaux
responsables de la santé et de la qualité des pommes de terre, ce
qui mènera à des espèces améliorées.

De concert avec un Comité consultatif de science, les
scientifiques consolideront les séquences existantes et
entreprendront de nouveaux travaux de séquençage. On s’attend à
isoler environ 10 000 gènes, ce qui ferait gonfler de beaucoup la
liste mondiale des gènes de la pomme de terre. Ce projet permettra
d’obtenir une excellente ressource pour examiner les cibles
biologiques liées à la santé et à la qualité des pommes de terre.

Ce projet vise également à réaliser des recherches ayant pour but
de répondre à des questions uniques sur la propriété
intellectuelle et les questions de réglementation/mise en
application.

Des chercheurs de la University of New Brunswick, de Carleton
University, de Solanum Genomics International Inc., de Nova Scotia
Agricultural College, du Centre de recherches de la pomme de terre
(Agriculture et Agroalimentaire Canada) et de Ressource
bioinformatique Canada (Centre de recherches national)
participeront à ce projet multi-institutionnel.

Site(s) extérieur(s) cité(s) dans cet article :

Génome Canada

http://www.genomecanada.ca

Industrie Canada

http://www.ic.gc.ca/

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