France : les commerçants s’opposent aux sénateurs sur le prix des légumes

Paris (France), 20 janvier 2005 – Deux organismes représentant les commerçants ont fait part de leur « consternation » après le vote, au Sénat, d’amendements introduisant notamment un dispositif de régulation des prix des fruits et légumes en période de crise.

Dans un communiqué commun, la Fédération des entreprises du commerce (FCD), qui représente les hypermarchés, et l’Union nationale des syndicats de détaillants en fruits et légumes et primeurs (UNFD) « s’insurgent contre la méthode utilisée » sans « aucune concertation ».

De plus, « ils constatent que les mesures d’économie administrée ainsi votées sont contraires aux statuts de l’interprofession comme aux règles européennes qui régissent le fonctionnement des marchés ».

Les deux fédérations demandent « solennellement » aux parlementaires de retirer l’ensemble des amendements adoptés dans la nuit de mercredi à jeudi, contre l’avis du gouvernement afin de « retrouver le chemin d’une concertation apaisée dans le cadre de la préparation de la loi de modernisation agricole », que Jacques Chirac souhaite voir adoptée avant la fin de l’année par le Parlement.

Dans le cadre du projet de loi sur les territoires ruraux, les sénateurs ont voté un amendement présenté par le centriste Daniel Soulage créant un « instrument de gestion des crises » destiné à éviter que les prix ne soient trop tirés vers le bas.

Il instaure un coefficient multiplicateur entre le prix d’achat et le prix de vente des fruits et légumes, périssables, en période de crises conjoncturelles.

Pour le sénateur du Lot-et-Garonne, « la crise de cet été n’est pas une crise de plus que l’on pourrait régler avec des aides financières conjoncturelles (…) Il nous faut donc envoyer un signal fort à tous les producteurs qui hésitent à se lancer dans une nouvelle campagne ».

A l’automne, le gouvernement a annoncé une série de mesures destinées à soutenir la filière des fruits et légumes en difficulté, dont 10 millions d’euros d’aides directes à la trésorerie.

Source : Reuters

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