C’est la fête à l’agriculture!

Le 12 février célébrait le secteur et ses artisans

Pour une 3e année consécutive, l’industrie agricole et agroalimentaire s’est réunie pour souligner le Jour de l’agriculture, le 12 février. Bien que lancée depuis 2012 avec Agriculture plus que jamais, cette journée consacrée à l’agriculture a pris une plus grande ampleur depuis deux ans, surtout sur les réseaux sociaux où le mot clic #JourAgCan aurait été le 2e plus partagé, le plus populaire étant celui consacré à la tempête.

Plus de 400 personnes étaient réunies à Ottawa pour souligner l’événement, du ministre de l’Agriculture et de l’Agroalimentaire, Lawrence MacAulay, en passant par des représentants de Loblaw, Cargill, Costco, ainsi que des chercheurs et représentants de différents secteurs agricoles du pays qui ont participé aux conférences présentées pour l’occasion.

Moteur économique important, l’agriculture représente 6% du PIB canadien, ou 108 milliards  de dollars, indique Vincent Giard, représentant pour le Québec de Financement agricole Canada, Une personne sur huit occupe un emploi relié à l’agriculture. « Si on considère toute la chaine de valeur, des producteurs aux transformateurs jusqu’aux restaurateurs, ce secteur est le plus important au pays, derrière le pétrole », ajoute M.Giard.

Le Jour de l’agriculture canadienne se veut un moment pour attirer l’attention des producteurs et des intervenants. « C’est une invitation à célébrer l’agriculture, une occasion pour rapprocher l’industrie et les consommateurs (…), mettre à l’honneur des produits d’ici et rappeler la mission importante des agriculteurs qui au Québec représentent 0,5% mais arrivent à nourrir toute la population. »

Un groupe d’étudiants de McGill ayant participés à l’événement pause avec le ministre fédéral de l’Agriculture et de l’Agroalimentaire du Canada, l’honorable Lawrence MacAuley.

Cette journée spéciale veut en effet conscientiser davantage les consommateurs à propos de la provenance de leurs aliments et des gens qui les produisent. Les niveaux qualité et de salubrité des aliments au Canada sont parmi les plus élevés au monde et le panier d’épicerie est un des moins chers, rappelle M.Giard. Il aimerait bien que la population soit plus consciente du travail des agriculteurs et de la manière dont le secteur a évolué, entre autres son rapport avec l’environnement.

Le secteur agricole connait par ailleurs des années difficiles avec les différents accords commerciaux qui ont grugé le système de la gestion de l’offre et les marchés des producteurs. M.Giard considère qu’il est possible de stimuler la demande pour compenser les pertes de volumes en se mettant à la recherche de solutions et de marchés novateurs. L’agriculture est encore un secteur porteur d’avenir, capable d’aller chercher davantage de revenus des marchés. Une des solutions repose sur la relève qui est formé et qui a de nouvelles idées (…) L’avenir n’est pas écrit à l’avance et c’est à nous de l’écrire ».

à propos de l'auteur

Journaliste

Céline Normandin est journaliste spécialisée en agriculture et économie. Elle collabore également au Bulletin des agriculteurs.

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