Justice pour les travailleurs et travailleuses de l’industrie bovine

Ottawa (Ontario), 4 juin 2003 – Le Congrès du travail du Canada se joint auxTUAC Canada pour lancer un appel aux Canadiens et Canadiennes pour qu’ilspressent leurs députés d’exercer des pressions sur la ministre des Ressourceshumaines, Jane Stewart, pour qu’elle vienne en aide aux travailleurs ettravailleuses de l’industrie bovine qui ont perdu leur emploi à cause de l’ESBou maladie de la vache folle. Jusqu’ici, plus de 1000 personnes ont perdu leur emploi, et beaucoup plus risquent de subir le même sort dans les jours à venir.

La ministre Stewart a refusé d’annuler la période d’attente de deuxsemaines préalable au versement des prestations d’assurance-emploi. Bienqu’une telle mesure ait été prise en Ontario pour venir en aide auxtravailleuses et travailleurs mis en quarantaine pour prévenir la propagationdu SRAS, elle est refusée à ceux qui ont perdu leur emploi à cause de la miseen quarantaine ou d’autres mesures visant à éviter la propagation de l’ESB.

« Ils se sont fait couper l’herbe sous le pied par cette crise, face àlaquelle ni leur employeur ni eux-mêmes n’y peuvent rien. Certainescommunautés ont perdu leur plus grande source d’emploi à cause de la crise dela vache folle. Il est absurde d’obliger des gens à chercher un emploi pendantdeux semaines lorsqu’il n’y en a pas, alors qu’Ottawa examine les possibilitésde partage d’emplois qui n’existent plus », affirme le président du Congrès dutravail du Canada, Ken Georgetti.

« Comment peut-on se croiser les bras et tolérer que le gouvernementfédéral ferme les yeux sur les milliers de travailleurs et travailleuses del’industrie bovine mis à pied ou en danger de l’être à cause de la maladie dela vache folle. Nous nous attendons au moins à l’annulation de la périoded’attente de deux semaines et au versement de prestations le plus tôtpossible. Si la crise se poursuit, nous demanderons une indemnisation et uneaide à plus long terme », a souligné Michael J. Fraser, directeur national, desTUAC Canada. Le syndicat a mis sur pied un comité national de crise qui aidedéjà les travailleuses et les travailleurs mis à pied à obtenir leursprestations d’a.-e. et qui met en place des programmes de formation qui leursont destinés.

Georgetti a souligné que ce n’est pas la première fois que destravailleuses et travailleurs touchés par l’effondrement d’un marché sontlaissés pour compte par le gouvernement fédéral.

« Il semblerait que les travailleurs et travailleuses des usines de boisd’oeuvre de la Colombie-Britannique, des usines de transformation du poissonde Terre-Neuve, des hôtels de Toronto et des usines des Prairies ne soulèventpas le même intérêt chez le gouvernement que les avocats du droit commercialet les lobbies », a-t-il ajouté.

Les TUAC Canada et le Congrès du travail du Canada ont tous les deux misdes outils à la disposition des Canadiens et Canadiennes pour qu’ils exercentdes pressions sur les députés. Ils peuvent rapidement et facilement leurenvoyer un fax à Ottawa en se rendant au www.clc-ctc.ca et télécharger unelettre en se rendant au www.tuac.ca. Les renseignements pour communiquer avecles députés au niveau local se trouvent dans les pages bleues de l’annuairetéléphonique. Les gens sont encouragés à appeler le plus tôt et le plussouvent possible.

Les TUAC Canada représentent plus de 14 000 travailleurs et travailleusesde l’industrie bovine.

Le Congrès du travail du Canada, voix nationale du mouvement syndical,représente 2,5 millions de travailleuses et travailleurs canadiens. Le CTCréunit les syndicats nationaux et internationaux du Canada, les fédérationsprovinciales et territoriales du travail et 137 conseils du travail régionaux.

Site(s) extérieur(s) cité(s) dans cet article :

Congrès du travail du Canada (CTC)
http://www.clc-ctc.ca/

Travailleurs unis de l’alimentation et du commerce (TUAC)
http://www.tuac-canada.ca/fr/

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