La FAO sur la faim dans le monde

Près de un milliard d’humains souffrent de la faim. Pourtant, les agriculteurs du monde entier produisent suffisamment pour tous les nourrir. Le problème réside dans une mauvaise répartition des aliments.

Présent à Québec à l’occasion du Congrès national des agronomes, le président indépendant de la FAO, Luc Guyau, estime que les États doivent réinvestir massivement dans l’aide à l’agriculture. « En 1980, a-t-il confié en entrevue à Radio-Canada, 20 % de l’aide global au développement dans le monde allait à l’agriculture, nous en sommes à 4 %». Résultat ? Davantage d’humains ont faim et la pauvreté augmente.

Outre l’aide au développement de l’agriculture, Luc Guyau explique la nécessité pour les états de se doter de politiques agricoles valables. Entre autres, la solution à la volatilité des marchés passe nécessairement par une meilleure gouvernance. Chaque État devrait également adopter des Lois afin de limiter l’accaparement des terres sur leurs territoires.

L’accès à la nourriture est pratiquement impossible pour près de la moitié des affamés car ceux-ci vivent dans des pays en guerre ou plongés dans de graves conflits, un autre groupe est trop pauvre pour s’acheter à manger. Par ailleurs, le gaspillage des aliments, tant dans l’hémisphère nord qu’au sud, où les infrastructures sont parfois inadéquates pour la conservation, explique en partie pourquoi la planète produit suffisamment sans que tous aient un accès convenable à la nourriture.

Luc Guyau estime que les marchés ne peuvent réguler à eux seuls la production alimentaire dans le monde. C’est pourquoi il estime que « la gestion politique de l’alimentation dans le monde doit être l’affaire de la FAO et non pas du commerce international. La FAO et l’OMC doivent travailler côte-à-côte ».

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