La Fédération des producteurs de volailles dénonce la Convention de mise en marché du poulet

Longueuil (Québec), le 29 août 2000 – Réunis en conseil d’administration hier, les administrateurs de la Fédération des producteurs de volailles du Québec ont décidé, à l’unanimité, de dénoncer l’actuelle Convention de mise en marché du poulet.







Même chez les transformateurs, les récents événements ont démontré que plusieurs joueurs importants ne supportaient plus la Convention, rendant son application de plus en plus intenable.


Une telle décision est devenue nécessaire, aux yeux des administrateurs, compte tenu des difficultés de plus en plus grandes éprouvées par cette Convention depuis déjà plusieurs mois. Dans un contexte où les batailles juridiques se multiplient à un rythme sans cesse croissant, le conseil d’administration a jugé nécessaire, pour le bien-être et l’avenir de l’industrie avicole québécoise, de renégocier le plus rapidement possible les conditions de mise en marché du poulet.

Même chez les transformateurs, les récents événements ont démontré que plusieurs joueurs importants ne supportaient plus la Convention, rendant son application de plus en plus intenable. En posant ce geste, la Fédération souhaite reprendre le leadership et le contrôle d’une situation devenue fort nuisible pour le développement de l’aviculture au Québec.

Concrètement, dès que la décision a été prise, une procédure de renouvellement a été automatiquement enclenchée, comme le prévoit l’article 18 de la Convention. La Fédération a donc avisé sans tarder l’Association des abattoirs avicoles de ses intentions et elle dispose maintenant d’un délai de 15 jours pour lui soumettre de nouvelles propositions.

Il faut préciser que cette dénonciation de la Convention n’a pas l’effet d’une suspension ou d’un sursis. Pendant que la procédure de renouvellement suit son cours, la convention actuelle continue de s’appliquer intégralement, c’est-à-dire que les deux parties continuent de respecter leurs obligations. Toutefois, elles sont tenues de procéder rapidement à l’élaboration d’une nouvelle entente.

Il faut bien sûr s’attendre à ce que la garantie d’approvisionnement soit de nouveau au coeur des débats dans les négociations qui s’amorcent. Pour les administrateurs de la Fédération, ce principe demeure important, mais il importe de trouver de nouvelles façons de faire pour l’appliquer. Des idées sont déjà sur la table, dont celle émise par les producteurs eux-mêmes, qui consiste à remplacer le système actuel de garantie d’approvisionnement basé sur un historique par un dépôt d’une cédule annuelle de six périodes de production. Mais au-delà des moyens qui seront retenus, les dirigeants de la Fédération souhaitent surtout redémarrer sur des bases solides et dans un contexte constructif. Ils veulent tout mettre en oeuvre pour permettre aux producteurs et aux autres intervenants de miser véritablement sur le développement de leur industrie.

Mentionnons, en terminant, que l’assemblée générale spéciale du 6 septembre prochain se tiendra comme prévu à Drummondville.

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