La hausse de l’IPC était moins forte en juin qu’en mai et avril

Ottawa (Ontario), 20 juillet 2001 – L’indice des prix à la consommation (IPC) est monté selon un taux annuel de 3,3 pour cent, en juin. Cette hausse se compare à celle de 3,9 pour cent observée en mai et celle de 3,6 pour cent calculée pour avril, indiquait vendredi Statistique Canada.

Plus du quart de l’augmentation est attribuable au secteur de l’énergie, analyse l’agence fédérale; dans ce secteur, les prix ont grimpé de 10,4 pour cent depuis juin 2000, soit bien moins que les 16,0 et 11,6 constatés en mai et avril respectivement.

En écart mensuel, les prix de l’énergie ont reculé de façon “significative”, soit de 1,3 pour cent en juin par rapport à mai.

L’accalmie est due surtout à l’essence dont l’indice particulier, en variation sur 12 mois, est passé de 12,0 en mai à 0,9 pour cent en juin; par contre les prix du gaz naturel (+62,0 pour cent) “se situaient au premier plan de la hausse” du secteur, suivis par ceux de l’électricité (+4,8 pour cent) dont l’effet d’entraînement a été ressenti surtout en Ontario et en Alberta.

En excluant l’énergie, l’IPC a augmenté de 2,5 pour cent, moins que les taux annuels constatés en mai (+2,7) et avril (+2,8) mais plus que celui de 2,3 pour cent observé en mars.

Le secteur de l’alimentation aussi a compté pour plus du quart du taux de l’inflation; la viande, les repas au restaurant et les fruits frais ont contribué à un gain de 4,6 pour cent sur 12 mois.

La viande était de 10,0 pour cent plus chère qu’en juin 2000. Le boeuf a eu la plus forte incidence jusqu’ici en 2001: il coûte maintenant 17,9 pour cent de plus qu’en juin 2000. Le mauvais temps cet hiver et les coûts du transport ont fait grimper les fruits frais de 14,3 pour cent.

En écart mensuel, l’ensemble de l’IPC a crû de 0,1 pour cent en juin, pour un cinquième mois de suite en progression. La pression à la hausse était due surtout aux prix de l’électricité, du transport aérien, des vêtements pour femmes et du restaurant; la baisse de l’essence et du vêtement pour hommes a fait contrepoids.

Pour les voyages, la hausse a été de 4,3 pour cent avec l’hébergement en juin, après un bond de 7,3 pour cent en mai, ce qui “est largement le résultat de la forte demande estivale”, indique l’agence. La plus forte incidence au pays est due aux hausses de prix au Québec (5,2 pour cent) et en Colombie-Britannique (7,3).

Au Québec, pour l’ensemble de l’IPC, il se situait sur l’échelle à 113,7 en juin, soit 0,5 pour cent de moins qu’en mai dernier et 2,3 plus élevé qu’en juin 2000. Le point de référence de 100 de cette échelle, pour le panier mesurant l’IPC, a été établi en 1992.

En Ontario, en se situant à 118,5, il était inchangé en écart mensuel et en progression de 3,5 pour cent sur un an. Il se situait à 115,6 au Nouveau-Brunswick, en baisse de 0,2 pour cent sur un mois, en hausse de 2,2 en l’espace d’un an.

Source : Presse Canadienne

Site(s) extérieur(s) cité(s) dans cet article :

Statistiques Canada

http://www.statcan.ca/

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