La Russie ouvre ses frontières au boeuf canadien

Ottawa (Ontario), 9 septembre 2003 – La Russie s’est jointe aux États-Unis et au Mexique en annonçant qu’elle autorisera une reprise partielle des importations de boeuf du Canada.

Le ministre de l’Agriculture et de l’Agroalimentaire, M. Lyle Vanclief, et le ministre du Commerce international, M. Pierre Pettigrew, ont déclaré aujourd’hui que la décision de la Russie constitue un autre pas vers le rétablissement normal du commerce extérieur pour le boeuf canadien.

« La décision de la Russie est extrêmement importante et nous sommes très heureux de voir qu’elle a reconnu la sécurité et l’intégrité du système d’inspection canadien en abolissant les restrictions imposées sur le boeuf désossé canadien, a déclaré M. Vanclief. Nous nous attendons à ce que cette décision soutienne le rétablissement déjà bien entamé de l’industrie du boeuf et donne à nos producteurs l’espoir que cette question soit bientôt chose du passé. »

« Nous commençons à voir les résultats des interventions auprès de nos partenaires commerciaux et du travail de nos ambassades et des missions dans le but de rouvrir les frontières étrangères aux importations de boeuf canadien, a ajouté M. Pettigrew. Nous souhaitons encourager les autres partenaires commerciaux qui ont fermé leurs marchés au boeuf canadien et à d’autres produits à prendre des mesures immédiates pour les ouvrir de nouveau. »

Cette décision signifie que le boeuf désossé provenant de bovins canadiens ayant moins et plus de 30 mois sera autorisé sur le marché russe. Dans le cas du boeuf provenant d’animaux de moins de 30 mois, il sera accompagné d’une certification selon laquelle le produit découle d’exploitations où il n’y a pas eu de cas d’encéphalopathie bovine spongiforme (EBS). Pour ce qui est du boeuf provenant d’animaux de plus de 30 mois, il devra être l’objet d’une certification que les animaux ont été soumis à des tests pour l’EBS et que les résultats ont été négatifs.

La Russie a aussi exigé que tous les établissements d’exportation soient approuvés au préalable par les autorités vétérinaires russes. Les inspections visent à assurer les responsables russes que les usines de transformation du boeuf se conforment au resserrement des critères d’exportation. Le processus d’inspection pourrait commencer d’ici un mois et les exportations de boeuf canadien vers le marché russe devraient reprendre aussitôt que possible par la suite.

La Russie autorisera non seulement les importations de boeuf désossé, mais aussi celles d’embryons de bovins.

Les ministres Vanclief et Pettigrew ont souligné que la nouvelle de l’ouverture d’un autre marché est une bonne nouvelle de plus pour l’industrie du boeuf canadien, mais ils ont ajouté que le travail entrepris auprès des autres partenaires commerciaux du Canada pour qu’ils ouvrent pleinement leurs frontières se poursuivrait.

En 2002, le Canada a exporté environ 5 000 tonnes de produits de boeuf, surtout du foie de boeuf, vers la Russie, ce qui représente une valeur de quatre millions de dollars. Parce que la Russie importe une quantité considérable de boeuf et de produits de boeuf, elle représente une possibilité de croissance importante pour les producteurs canadiens.

Site(s) extérieur(s) cité(s) dans cet article :

Agriculture Canada
http://Aceis.AGR.CA/

Ministère des Affaires étrangères et du Commerce international
http://www.dfait-maeci.gc.ca/

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