La sécheresse a réduit la production maraîchère et agricole partout au pays

Québec (Québec), 28 août 2001 – Les légumes risquent de coûter plus cher cet automne pour les consommateurs québécois.

Ce sont en effet les produits maraîchers, le maïs et le soja qui sont les principales victimes de la sécheresse qui a marqué le Québec au cours de l’été, a indiqué vendredi le président de l’Union des producteurs agricoles (UPA), Laurent Pellerin.

Pour sa part, le ministre fédéral de l’Agriculture, Lyle Vanclief, estime que les paiements d’assurance récolte pour les pertes des agriculteurs canadiens atteindront 1,2 milliard $ cette année, presque le double de ceux de l’an dernier, qui atteignaient 650 millions $.

Le ministre Vanclief était de passage à la 90e Exposition agricole de Québec vendredi, en compagnie du président de l’UPA. Ils en ont profité pour dresser un bilan de la situation des cultures suite à la sécheresse exceptionnelle qui a sévi au cours de l’été.

A peu près toutes les provinces canadiennes ont écopé à cause du temps sec, a raconté M. Vanclief. Particulièrement l’Alberta, la Saskatchewan, l’Ontario et le Québec ont subi les ravages du beau temps.

En Alberta, il s’agit de la quatrième année de sécheresse consécutive, et M. Vanclief a raconté sa visite récente d’un ranch où on a dû se débarrasser de tout le bétail.

A Medecine Hat, toujours en Alberta, il a vu l’herbe bruni comme au pire temps du mois de janvier.

Quant au président Pellerin, de l’UPA, il a souligné qu’au Québec, les producteurs maraîchers seront les plus grands perdants à cause du manque de pluie en juillet et en août. La région de la basse plaine de Montréal et le sud ouest sont les plus touchées par ces conditions climatiques difficiles.

Plusieurs entreprises produisant des légumes en conserves ont également été touchées.

Les productions de maïs-grain et de soja ont aussi souffert de la sécheresse.

Enfin, la chenille du légionnaire, un insecte qui attaque les céréales, a proliféré à cause du temps sec, a déploré le président de l’UPA.

Une consolation cependant pour les agriculteurs: la plupart des productions sont couvertes par l’assurance récolte et les pertes sont remboursées aux producteurs.

Source : Presse Canadienne

Site(s) extérieur(s) cité(s) dans cet article :

Agriculture Canada

http://Aceis.AGR.CA/

Union des producteurs agricoles (UPA)

http://www.upa.qc.ca/

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