Le CNA demande une analyse des risques éventuels d’ESB pour le mouton

Paris (France), 23 janvier 2002 – L’Agence française de sécurité sanitaire des aliments (Afssa) devrait réaliser une « analyse d’ensemble » des risques liés à une éventuelle transmission de la maladie de la vache folle au mouton, a recommandé mercredi le Conseil national de l’alimentation (CNA).

Le CNA, constitué d’industriels, de professionnels, de consommateurs, d’experts, de représentants des ministères concernés, avait été saisi par le gouvernement à la suite d’un avis de l’Afssa, en novembre dernier, préconisant de retirer de la consommation les intestins de moutons. Ces intestins sont utilisés pour la fabrication de merguez et de chipolatas.

Ce retrait était recommandé au cas où l’encéphalopathie spongiforme bovine (ESB) se transmettrait à ces animaux et dans l’hypothèse où il y aurait un lien entre la tremblante du mouton et l’ESB (ce qui n’a encore jamais été mis en évidence).

Les expériences en laboratoire ont en revanche déjà montré que faire avaler un demi gramme de cervelle de vache folle au mouton suffisait à le contaminer.

Or, l’infection du mouton est plus étendue dans l’organisme de cet animal que chez la vache, où elle est circonscrite essentiellement aux niveaux du système nerveux central et de l’intestin, selon des scientifiques.

C’est pourquoi, le CNA souhaite qu’une analyse plus approfondie soit effectuée par l’Afssa afin de hiérarchiser les risques en fonction des différents tissus.

Le CNA estime par ailleurs qu’une mesure, si elle ne concerne que les productions nationales, ne résout pas le problèmes des importations. Il recommande donc qu’une éventuelle mesure soit prise au niveau de l’Union Européenne.

Le Conseil souhaite enfin la mise au point de tests permettant de différencier rapidement l’ESB de la tremblante.

Le CNA a remis son avis aux pouvoirs publics qui doit l’étudier avant de prendre une décision.

Source : AFP

Commentaires