Le document de l’OMC sur l’agriculture est inacceptable pour les industries ovocole et avicole du Canada

Ottawa (Ontario), 19 février 2003 – Les industries ovocole et avicole ont rejeté le document de Stuart Harbinson, président des négociations en agriculture à l’OMC, puisqu’il constitue une attaque à l’endroit des producteurs agricoles à la fois du Canada et de l’étranger.

Tout particulièrement, le document est en grande partie considéré commeun coup dévastateur pour le secteur agricole du Canada lorsqu’en fait, ildevrait servir d’outil par excellence pour l’établissement de règlescommerciales justes et efficaces.

Le document intitulé « Négociations en agriculture – Premier projet desmodalités des engagements à venir », fait appel à d’importantes coupures dansles tarifs et à des hausses substantielles des engagements en matière d’accèsaux marchés, deux mesures qui affecteront négativement la gestion desapprovisionnements tout en n’améliorant aucunement l’accès des produitscanadiens aux marchés d’autres pays.

Les organismes des secteurs ovocole et avicole soutiennent queM. Harbinson n’a pas tenu compte des échecs de la ronde de l’Uruguay, et qu’iln’a rien fait pour dissiper les iniquités qui prévalent depuis ce temps.Plutôt, l’écart entre l’aptitude des pays à concurrencer sur le marché mondialprend de plus en plus d’importance.

Les modalités que propose M. Harbinson représentent un danger réel pourles producteurs à l’échelle mondiale puisqu’elles menacent leur aptitude àgagner leur vie dans ce secteur et éliminent pratiquement leurs droits à lanégociation de justes prix. Les organismes ovocole et avicole conviennent dela déclaration de la Fédération canadienne de l’agriculture à l’effet que ledocument en question devrait offrir aux producteurs canadiens certainesdisciplines à l’OMC dans le but de mettre fin aux niveaux de subventions telsceux qui prévalent actuellement aux Etats-Unis.

La mise en application du contenu de ce document met sérieusement enpéril l’aptitude de l’industrie agricole canadienne à fonctionner adéquatementdans un contexte de rentabilité et de croissance. Egalement, le document esttout à fait contraire à l’exploitation efficace des programmes de gestion desapprovisionnements.

L’augmentation de l’accès aux marchés, combinée à la baisse des tarifshors-quotas, aurait un impact important sur les industries canadiennes desoeufs et de la volaille. Les pertes d’emploi se chiffreraient dans lesmilliers et la perte d’activité économique serait aussi considérable. Ceteffet des plus tragiques serait ressenti à l’échelle du pays – sur l’économierurale, les fermes familiales et les entreprises commerciales connexes d’unocéan à l’autre.

Comme résultat de ces pertes, le Canada serait tenu de concentrer sesindustries agricoles dans des régions spécifiques du pays, ce qui contrevientà l’infrastructure de la gestion des approvisionnements, mise en place pouroptimiser la production dans toutes les régions du Canada.

Les industries ovocole et avicole demandent que la prochaine ébauche dudocument de M. Harbinson sur les modalités, qui doit être présentée en mars,reflète toutes les mesures nécessaires pour rétablir l’équilibre du terrain dejeu et créer des règles commerciales justes et équitables, transparentes etexécutoires. Toute entente découlant de ce premier projet de document sur lesmodalités est inacceptable et opposée au soutien de longue date dugouvernement à l’endroit de la gestion des approvisionnements.

Le gouvernement du Canada doit être ferme et agressif face à cette menacede l’OMC.

Site(s) extérieur(s) cité(s) dans cet article :

Fédération Canadienne de l’agriculture
http://www.cfa-fca.ca/

Les Producteurs de poulet du Canada (PPC)
http://www.poulet.ca

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