Le nombre d’animaux abattus pourrait atteindre le million en Grande-Bretagne

Londres (Grande-Bretagne), le 16 mars 2001 – Confrontés à une épizootie de fièvre aphteuse qui ne semble présenter aucun signe de régression, les éleveurs britanniques s’attendaient vendredi à un abattage élargi qui pourrait concerner près d’un million d’animaux.

Le syndicat national des agriculteurs (National Farmers’ Union) a soutenu la nouvelle mesure de prévention qui prévoit l’abattage de moutons ou de porcs sains dans un rayon de trois kilomètres autour des principales zones infectieuses. Toutefois, cette mesure draconienne est vivement critiquée par d’autres organisations agricoles.

Andrew Spence, porte-parole de Farmers For Action (Les Agriculteurs en action) pour la région du nord-est a mis en garde le ministère de l’Agriculture et averti que l’application d’une telle mesure pourrait déclencher « une révolte rurale ». « Les éleveurs d’ici ne toléreront pas qu’on vienne abattre des animaux qui ne sont pas infectés », a souligné Spence.

Jusqu’à présent, les autorités vétérinaires britanniques ont procédé à l’abattage de plus de 200.000 animaux dans le cadre du programme initial d’abattage qui prévoyait la destruction de tous les animaux infectés et de tous ceux qui ont été en contact avec eux.

Pour l’heure, le gouvernement montre une certaine réticence à avancer des chiffres pour ce nouveau programme « d’abattage sur suspicion », mais selon les services du Premier ministre Tony Blair, une centaine de milliers d’animaux seraient concernés.

Mais l’Ecosse à elle seule avait déjà annoncé jeudi que 200.000 moutons dans 500 fermes seraient détruits si ce nouveau programme était appliqué. Les cinq principaux quotidiens de Grande-Bretagne estiment à un million de nombre de bêtes concernées dans tout le pays.

En tout état de cause, les ravages de l’épizootie actuelle sont certains de dépasser ceux provoqués par l’épizootie de 1967 qui avait entraîné la destruction de 500.000 animaux.

Source : AP

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