Les Canadiens ne seront pas mieux renseignés ni protégés par le projet de loi C-287

Ottawa (Ontario), 11 octobre 2001 – La Fédération canadienne de l’agriculture (FCA) met en garde les consommateurs canadiens contre le projet de loi d’initiative parlementaire C-287 qui porte sur l’étiquetage obligatoire des aliments génétiquement modifiés (GM).

« L’industrie agroalimentaire canadienne offre aux consommateurs les aliments les meilleurs et les plus salubres au monde. Et nous voulons aussi leur donner la meilleure information possible sur ce qu’ils mangent, » a déclaré Bob Friesen, président de la FCA. « Le projet de loi C-287 ne donnera pas la meilleure information possible aux Canadiens, et il nuira gravement à notre filière alimentaire de classe mondiale. »

La FCA craint qu’une norme sur l’étiquetage obligatoire des aliments GM cause des torts inutiles aux agriculteurs canadiens, sans guère améliorer la confiance des Canadiens et des Canadiennes dans le système de réglementation de leur pays. Les agriculteurs canadiens craignent que les consommateurs perçoivent l’étiquetage obligatoire des produits génétiquement modifiés comme une mise en garde. Le projet de loi C-287 minera donc la confiance des Canadiens dans les approvisionnements alimentaires de leur pays. La loi exige déjà que les aliments GM soient étiquetés s’ils peuvent contenir des allergènes ou présenter d’autres risques pour la santé.

« Les agriculteurs canadiens craignent que l’industrie de la transformation des aliments modifie ses produits en éliminant les

ingrédients GM pour éviter d’avoir à y apposer des étiquettes de mise en garde. Les agriculteurs canadiens perdraient ainsi leur marché intérieur, » a signalé Bob Friesen. « La faiblesse des prix des denrées, la hausse du coût des intrants et des conditions météorologiques défavorables ébranlent les agriculteurs canadiens et leurs familles depuis plusieurs années déjà. La crise agricole frappe de vraies personnes et de vraies familles. L’étiquetage obligatoire des aliments GM ne ferait qu’aggraver la situation en haussant les coûts de production. »

Selon une étude, l’étiquetage obligatoire fera augmenter le prix des aliments produits et transformés au Canada, sans améliorer pour autant la salubrité ni la qualité des aliments. La hausse équivaudrait à au moins 9 à 10 pour 100 du prix de détail des aliments transformés et à 35 à 41 pour 100 des prix à la production (rapport de KPMG, décembre 2000).

« Nous appuyons les efforts déployés par l’Office des normes générales du Canada (ONGC) en vue d’élaborer une norme nationale volontaire sur l’étiquetage des aliments génétiquement modifiés. Le processus de l’ONGC est ouvert et transparent : des groupes de consommateurs, des gouvernements, des agriculteurs et l’industrie y participent, et il est parrainé par le gouvernement canadien, » a fait valoir M. Friesen. « La norme sera prête cet automne. Les agriculteurs canadiens demandent aux députés de donner une chance à l’étiquetage volontaire. L’étiquetage volontaire donnera aux consommateurs le choix d’acheter des aliments qui n’ont pas été génétiquement modifiés, sans compromettre le moyen de subsistance des agriculteurs et de leurs familles. »

Site(s) extérieur(s) cité(s) dans cet article :

Fédération Canadienne de l’agriculture

http://www.cfa-fca.ca/

Office des normes générales du Canada (ONGC)

http://www.pwgsc.gc.ca/cgsb/

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