Une usine de Olymel fermée

Après avoir signalé un cas de COVID-19 la semaine dernière dans un abattoir, à l’usine ATRAHAN transformation à Yamachiche, Olymel a annoncé qu’elle fermait temporairement les installations. L’usine avait dû ralentir ses activités jeudi mais a repris son rythme vendredi matin. Olymel a pris cette décision à la suite de neuf cas confirmés d’employés infectés. La décision a été prise de concert avec les autorités régionales de la santé publique.

La compagnie assure que la fermeture «n’affecte toutefois en rien la distribution des produits sur les marchés locaux». Olymel ajoute qu’elle devra prendre «les décisions qui s’imposent avec ses fournisseurs».

«La direction de santé publique recommande à tous les employés qui ont travaillé dans cette usine depuis le 12 mars de se placer en isolement préventif, de surveiller l’apparition de leurs symptômes et d’adopter les mesures de distanciation qui s’imposent pour protéger leurs proches », a déclaré Olymel dans un communiqué dimanche matin.

L’entreprise avait mis en place la semaine dernière des mesures supplémentaires pour assurer la sécurité des travailleurs. Quelque 1000 personnes travaillent à l’usine ATrahan. L’employé atteint de la COVID-19 fait partie des 200 travailleurs de la salle de découpe, selon Le Nouvelliste. Il s’était présenté à l’hôpital samedi dernier et avait travaillé à l’usine la semaine précédente.

Des employés avaient manifesté leurs craintes d’aller travailler à l’abattoir à la suite de la nouvelle. Des mesures supplémentaires avaient été prises pour respecter les directives de la santé public. Un épistémologiste était aussi sur place.

Des travailleurs du secteur de la pêche réclament aussi des mesures de protection, ou l’annulation de la saison en raison des conditions de travail dans les usines de transformations.

Les travailleurs étrangers temporaires admis

Le gouvernement fédéral a confirmé le 26 mars que les travailleurs étrangers temporaires peuvent désormais entrer au pays. Ils devront toutefois se plier aux exigences mises en place pour voyager, telle qu’une vérification de l’état de santé pour être admis dans l’avion. Les gens présentant des symptômes ne pourra pas prendre l’avion. à leur arrivée, les travailleurs verront de nouveau leur état de santé être vérifié. Ils devront ensuite s’isoler pendant 14 jours, même s’ils ne démontrent pas de symptôme.

Ailleurs dans le monde, l’accès à la main-d’œuvre étrangère cause de nombreux soucis. Certains producteurs devancent certaines de leurs cultures, comme en Angleterre, pour essayer de l’étaler. Le pays a besoin de 90 000 travailleurs venant principalement d’Europe de l’Est, selon The Guardian. Le même problème se répète en Espagne où des pertes et des problèmes d’approvisionnement en fruits et légumes frais sont envisagés. L’Allemagne hésite quant à elle à laisser entrer les travailleurs étrangers, ce que dénoncent les producteurs agricoles.

Les Éleveurs de porc du Québec relevaient certaines mesures prises ailleurs dans le monde pour contenir le virus dans les chaines de production. Des primes sont accordées en France alors que l’Allemagne offre des services de garde. Parmi les mesures, la distanciation est appliquée dans les aires de pause et le recentrage sur les activités essentielles sur la chaîne en délaissant la surtransformation.

En Californie, les travailleurs dans les champs s’ajustent également. Le gouvernement californien a décrété des mesures de confinement mais le secteur agricole en a été exempté. Les travailleurs au-dessus de 65 ans ou ceux affichant des symptômes sont demandés de rester à la maison. Les équipes dans les champs ont été distancées et les pauses se font à différents intervalles pour ne pas causer d’attroupements. Des stations pour le lavage des mains ont aussi été ajoutées. Certains employeurs semblent toutefois ne pas tenir compte des recommandations, ce qui fait craindre des conséquences importantes pour la main-d’œuvre et la poursuite du travail en champs.

 

 

à propos de l'auteur

Journaliste

Céline Normandin

Céline Normandin est journaliste spécialisée en agriculture et économie. Elle collabore également au Bulletin des agriculteurs.

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