Les garderies bio : une idée qui grandit

Montréal (Québec), 31 mars 2004 – Le projet-pilote Garderie bio mené en2002-04 sous la coordination d’Equiterre fait son chemin. En effet, cette année, le nombre de centres de la petite enfance (CPE) qui se joindront à cette initiative novatrice visant à faciliter l’approvisionnement de CPE en aliments biologiques et locaux passera de 5 à 11. Ces nouveaux CPE seront situés dans les régions de Montréal, de la Montérégie, de Lanaudière et deChaudière-Appalaches. Line Chapados, directrice du CPE Idée fixe à Montréal,explique : « Nous désirons cultiver une nouvelle génération d’enfants quiseront soucieux de la qualité de leur environnement, de leur santé, et de lafaçon dont leurs aliments ont été produits ».

Au cours des derniers mois, de nombreux CPE et parents ont contactéEquiterre afin de savoir comment s’approvisionner en aliments biologiques etlocaux. Tout porte à croire que d’autres CPE se joindront prochainement aux 11ayant déjà trouvé « leur ferme ». Ainsi, afin d’épauler les CPE souhaitantprendre le virage bio, Equiterre lance aujourd’hui le guide Pourquoi etcomment devenir une « garderie bio ».

Les CPE bio sont approvisionnés à travers le réseau d’Agriculturesoutenue par la communauté (ASC) coordonné par Equiterre, formule par laquelledes citoyens peuvent soutenir directement une ferme certifiée biologiquequébécoise en achetant une part de récolte en début de saison. Certains CPEdeviendront cette année un point de chute pour une ferme du réseau d’ASC,c’est-à-dire un lieu de livraison hebdomadaire de paniers de fruits et légumesbiologiques locaux, permettant ainsi d’étendre l’expérience au sein du foyerfamilial.

Le projet-pilote mené l’année dernière visait également à sensibilisergrands et petits aux avantages de l’alimentation issue de l’agriculturebiologique et locale. Les enfants ont appris une foule de choses amusantes surle jardinage écologique grâce à la trousse développée dans le cadre du projet-pilote « Ca grouille dans mon jardin écologique ». Une copie de cette trousseest disponible pour les CPE de la métropole au Regroupement des centres de lapetite enfance de l’Ile de Montréal et sera diffusée cet automne dans lesrégions de Québec, des Laurentides, de Lanaudière, de Laval et de laMontérégie.

« Les enfants sont particulièrement vulnérables aux pesticides résiduelsque l’on retrouve dans nos aliments. Voilà pourquoi les choix de consommationdes institutions telles que les CPE peuvent contribuer à la santé de nosenfants », explique Josée Breton, responsable du projet chez Equiterre. Deplus, « les changements survenus dans le contexte agricole ont conduit àl’appauvrissement du rapport que nous entretenons aux aliments et auxagriculteurs. Le projet permet, nous le croyons, d’enrichir ce rapport chezles enfants et les adultes, et c’est l’un des apports fondamentaux du projet »,ajoute Frédéric Paré, coordonnateur du programme Agriculture écologique chezEquiterre.

Equiterre invite toute personne intéressée à se procurer le guidePourquoi et comment devenir une « Garderie bio », par téléphone au 522-2000 ouen le téléchargeant à partir du site Internet d’Equiterre.

Equiterre contribue à bâtir un mouvement citoyen en prônant des choixindividuels et collectifs à la fois écologiques et socialement équitables.

Site(s) extérieur(s) cité(s) dans cet article :

Équiterre
http://www.equiterre.qc.ca/

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