Les industriels de l’alimentation pour animaux se veulent irréprochables

Paris (France), 4 avril 2002 – L’industrie de l’alimentation pour animaux, montrée du doigt après les crises sanitaires de ces dernières années, veut restaurer la confiance et son image et entend désormais être « irréprochable ».

« L’alimentation animale doit mieux s’affirmer, être un moteur de développement et se faire reconnaître comme élément indissociable de la chaîne alimentaire », a déclaré jeudi Daniel Rabiller, président du Syncopac (Fédération nationale des coopératives de production et d’alimentation animales), à l’issue de son assemblée générale.

Perçue par les consommateurs comme le maillon faible de la chaîne alimentaire après la deuxième crise de la « vache folle » amplifiée par l’épidémie de fièvre aphteuse survenue quelques mois plus tard, la profession a engagé un certain nombre d’actions.

« Nos entreprises doivent être irréprochables, bien faire leur métier, le prouver et le faire savoir », a affirmé M. Rabiller.

En matière de traçabilité, un guide de bonnes pratiques de la fabrication d’aliments composés pour animaux sera diffusé prochainement, constituant un « document de référence » qui engagera l’ensemble des fabricants d’aliments composés.

Concernant l’étiquetage, la plupart des coopératives se sont engagées à faire figurer les ingrédients incorporés et fournir aux éleveurs les taux d’incorporation. Certaines ont pris l’initiative d’indiquer sur un bordereau d’accompagnement les pourcentages des matières premières utilisées.

Sur ce dossier, « il ne faudrait pas en arriver à être plus exigeants pour l’alimentation animale qu’on ne l’est pour l’alimentation humaine », a toutefois fait valoir M. Rabiller. « Pour cette dernière, il est plus simple d’indiquer précisément les pourcentages des ingrédients car leurs proportions sont fixes, ce qui n’est pas le cas dans les aliments composés pour animaux », a-t-il expliqué.

Evoquant les OGM (organismes génétiquement modifiés), le président du Syncopac a déploré la confusion régnant autour du dossier. « L’alimentation animale européenne n’est pas réglementée alors que ses matières premières importées sont de plus en plus OGM », a révélé M. Rabiller qui constate que « chaque Etat fait un peu ce qu’il veut en matière de seuil et d’étiquetage ».

Source : AFP

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