Les producteurs de porcs accueillent avec satisfaction la levée du moratoire

Longueuil (Québec), 14 décembre 2005 – La Fédération des producteurs de porcs du Québec accueille avec satisfaction la fin d’une période sombre dans l’histoire de la production porcine. M. Claude Corbeil, président de laFédération, avoue qu’il attendait ce jour depuis longtemps, « les fermesporcines existantes pourront enfin faire les adaptations indispensables à laconsolidation de leurs activités de production. Quant à la construction denouvelles fermes, elle ne devrait servir qu’à maintenir notre volume deproduction actuel. Les nouvelles fermes s’implanteront dans des régions où ilexiste un potentiel de développement respectant l’ensemble des lois etrèglements en vigueur sur le plan environnemental ».

Depuis 2002, la production porcine vit sous le couperet d’un moratoiredont nous percevons déjà les impacts négatifs sur l’ensemble du secteurporcin: baisse historique de 5% du volume de production annuelle, fermeturesd’usines et réduction des investissements pour ne nommer que ceux-là.

Rappelons que depuis 1996, les producteurs de porcs ont fait des avancéesmajeures au chapitre de la gestion environnementale les positionnantaujourd’hui comme des chefs de file en matière d’amélioration des pratiquesagroenvironnementales dans tout le secteur des productions animalesquébécoises. Dans cette perspective, ils ont notamment fait des gainsenvironnementaux majeurs : diminution de 47% du volume annuel de lisier etréduction de moitié de la quantité de phosphore dans les déjections porcines.

Dans la même veine, la Fédération lance un appel à tous les intervenantsconcernés par le développement de la production porcine, y compris lescitoyens et les élus municipaux. Les producteurs de porcs souhaitent unconsensus social autour de leur production et s’organisent pour en favoriserl’émergence. Déjà plusieurs projets de cohabitation ont été mis en placedepuis 2003 et démontrent la volonté des producteurs de porcs de se rapprocherde la population. En ce sens, des producteurs sont allés de l’avant et ontnégocié des ententes avec des populations locales concernant les périodesd’épandage et ils ont aussi mis en place des procédures afin de réduire lesodeurs notamment en Beauce, en Mauricie et dans la région de Charlevoix.

« Cette production a des retombées majeures pour le Québec, ellereprésente un moteur de croissance économique important pour le Québec et lesrégions » de préciser M. Claude Corbeil. Les impacts de cette production sontd’autant plus importants qu’elle se classe comme une activité économique ayantun effet multiplicateur d’emplois (3,2) parmi les plus élevés du Québec. « Plusde 95% des biens et services découlant des activités du secteur porcin sontachetés au Québec dont une très forte proportion est produite au Québec, etparticulièrement en région, » de préciser M. Daniel Denis, responsable desanalyses à caractère économique chez SECOR. C’est pourquoi, M. Corbeil invitetous les intervenants concernés par le développement de la production à seréunir afin de se doter ensemble de moyens qui permettront à cette productionagricole d’importance de conserver son savoir-faire et son expertise auQuébec.

Site(s) extérieur(s) cité(s) dans cet article :

Le Porc du Québec
http://www.leporcduquebec.qc.ca/

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