Les Producteurs de poulet du Canada au secours d’une industrie durement frappée en C.-B.

Ottawa (Ontario), 17 mai 2004 – Les producteurs à travers le Canada aideront à soulager les préoccupations des producteurs et l’approvisionnement de poulet suite à la manifestation de la grippe aviaire dans la vallée du Fraser en C.-B.

Les Producteurs de poulet du Canada (PPC) et le Conseil canadien destransformateurs d’oeufs et de volailles (CCTOV) ont élaboré une stratégievisant à hausser la production dans les autres provinces, du moins à courtterme. Cette mesure permettra de combler les approvisionnements déficitairesde poulet au cours des quelques prochains mois, compte tenu des mesures prisespour éradiquer le virus de la grippe aviaire.

Quatre-vingt pour cent des producteurs de poulet de la C.-B. sont situésdans la vallée du Fraser, représentant la part la plus importante del’industrie provinciale d’une valeur de 230 millions de dollars. Lesproducteurs de la C.-B. produisent plus de 147 millions de kilogrammes depoulet chaque année, soit environ 16 % de la production totale au Canada.

La stratégie

Voici comment la stratégie sera appliquée :

– Les PPC loueront la production de la C.-B. aux producteurs d’autres provinces à un taux de 15 cents le kilogramme. Le montant de cette location, qui devrait s’élever à près de 3 millions de dollars, sera versé à l’office de commercialisation du poulet de la C.-B. à des fins de répartition entre les producteurs affectés.

– Cette production supplémentaire sera disponible sur le marché dès le début de juin. Entre les mois de juin et la mi-septembre, les PPC prévoient que les producteurs des autres provinces mettront en marché environ 20 millions de kilogrammes pour combler les besoins de la C.-B.

– Les producteurs expédieront le poulet aux usines locales de transformation, comme d’habitude. Une fois transformés, les poulets entiers seront expédiés à des usines désignées en C.-B. où les transformateurs traiteront le poulet en réponse aux besoins spécifiques de leurs clients (p. ex. : de la viande de poitrine désossée et sans peau, des cuisses, du produit mariné, etc.).

– Cette stratégie permettra aux transformateurs de la C.-B. de maintenir leur personnel et leur clientèle. Elle permet aussi aux consommateurs d’avoir accès à un approvisionnement stable de poulet de qualité, tout en soulageant les producteurs.

– Bien que la pénurie de produit ne sera pas entièrement comblée par ces mesures, elle le sera en grande partie. La production sera aussi accrue sur les fermes de l’Ile de Vancouver et à l’intérieur même de la C.-B.

– Le reste de la pénurie sera comblée en permettant aux transformateurs de la C.-B. d’accéder au programme accéléré d’importations supplémentaires. En grande partie, ces importations viendront des Etats-Unis.

Selon les PPC, ces mesures permettront à l’industrie de la C.-B. derétablir rapidement son niveau de production, dès que le virus de la grippeaviaire aura été éradiqué dans la vallée du Fraser et une fois que lesproducteurs auront repeuplé leurs poulaillers.

Pertes financières importantes
En plus de causer des problèmes au niveau des approvisionnements, lamanifestation de la grippe aviaire a exercé un impact financier négatifsérieux sur l’industrie du poulet en C.-B.

Bien qu’il soit prévu que la stratégie d’approvisionnement produise unmontant de 3 millions de dollars en production louée, les PPC continuent decollaborer avec leurs partenaires de l’industrie et le gouvernement fédéralafin d’assurer que les producteurs soient directement indemnisés conformémentà la Loi sur la santé des animaux qui vise les troupeaux dépeuplés suite à uneordonnance de l’Agence canadienne d’inspection des aliments. Toutefois, il yaura des pertes importantes associées au dépeuplement et qui ne seront pascouvertes par la Loi.

Une fois le virus éradiqué et la production rétablie, les PPC seront plusen mesure de déterminer le plein impact financier et les pertes, et d’établirensuite l’aide supplémentaire requise du gouvernement.

Un partenariat actif
Par le biais de son programme de gestion de l’offre, l’industriecanadienne du poulet peut équilibrer la production de poulet et les besoins dumarché. L’approvisionnement national de poulet reflète les changements dans lademande à la consommation, les consommateurs obtiennent une excellente valeurd’achat et les producteurs reçoivent un juste revenu pour la denrée qu’ilsproduisent.

M. David Fuller, président des PPC, se dit enchanté de la collaborationde tous les partenaires de l’industrie. « Cela montre parfaitement la souplessede notre système », disait-il. « Il permet en effet à nos producteurs etintervenants de répondre aux besoins à la fois de l’industrie et desconsommateurs. J’espère qu’il s’agit là d’un premier pas parmi tant d’autres. »

Les PPC remercient le ministre de l’Agriculture et de l’Agroalimentaire,Bob Speller, pour le rôle proactif et visible qu’il a joué et l’appui qu’il amanifesté à l’endroit des meilleures mesures qui soient pour protéger lesproducteurs de poulet du Canada, les consommateurs du pays et l’industrieagricole du Canada.

Site(s) extérieur(s) cité(s) dans cet article :

Agriculture Canada
http://Aceis.AGR.CA/

Les Producteurs de poulet du Canada (PPC)
http://www.poulet.ca

Commentaires