L’inflation américaine reste maîtrisée, le déficit extérieur recule

19 octobre 2001 – Voilà des chiffres qui ne devraient pas bouleverser les marchés. L’inflation, qui mobilisait toute l’attention des analystes il y a un peu plus d’un an, en plein boom économique, est aujourd’hui considérée comme une statistique de second plan par les investisseurs. Il faut dire que la probable entrée en récession de l’économie américaine rend quasiment impossible un dérapage des prix dans les prochains mois.

D’autant que les chiffres du mois de septembre, publiés vendredi après-midi, s’avèrent tout à fait conformes aux attentes des économistes. Certes, la hausse de l’inflation sur un mois (+0,4%) est légèrement supérieure à ce qu’attendait le consensus (+0,3%). Mais ce décalage est uniquement dû à une flambée temporaire du prix de l’énergie (+2,6%). L’indice d’inflation étant calculé sur la base de prix relevés dans les dix premiers jours du mois, il n’a pas pu tenir compte de la chute libre du prix du pétrole depuis les attentats (-25%). Il devrait donc y avoir une forte correction à la baisse de l’indice des prix dès le mois d’octobre.

Sur un an, l’indice des prix affiche une hausse de 2,6%, en repli de 0,1 point par rapport au mois d’août. L’indice de base, qui exclut les secteurs volatils de l’agro-alimentaire et de l’énergie, a pour sa part augmenté de 0,2% en septembre, et de 2,6% sur un an.

Finalement, les chiffres du déficit commercial américain en août, publiés également vendredi, sont plus intéressants à analyser. Leur message est contrasté. La forte baisse du déficit commercial (-7% par rapport à juillet) prouve que l’économie américaine connaissait déjà un ralentissement violent avant les attentats du 11 septembre. Les importations ont d’ailleurs continué de ralentir pour retrouver leur niveau de janvier 2000. Depuis le début de l’année, elles se sont contractées de 10% environ.

Mais les Etats-Unis conservent malgré tout un déficit commercial considérable. Sur les huit premiers mois de l’année, la balance des biens et services affiche un trou abyssal de 240,1 milliards de dollars, équivalent à celui de l’année dernière à même époque. La force du dollar, conjuguée au ralentissement de la croissance chez les principaux partenaires des Etats-Unis, continue de coûter cher aux exportateurs américains.

Source : La Tribune

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