L’élimination des subventions faussant les échanges : une priorité

Ottawa (Ontario), 3 mai 2002 – L’élimination des subventions qui faussent les échanges commerciaux, comme celles incluses dans le projet de loi américain sur l’agriculture (U.S. Farm Bill), constitue la priorité du Canada dans le cadre du cycle actuel de négociations de l’Organisation mondiale du commerce (OMC), a déclaré le ministre de l’Agriculture et de l’Agroalimentaire, M. Lyle Vanclief.

« Je suis très déçu que le Congrès américain ait accepté d’accroître de manière significative les subventions dans son projet de loi, a déclaré M. Vanclief. Ce que nous avons constaté jusqu’à maintenant concernant les légumineuses et l’inscription du nom du pays d’origine sur les étiquettes s’apparente davantage à une visée protectionniste qu’à une libéralisation du commerce. »

M. Vanclief a ajouté que le Canada est à examiner de très près le U.S. Farm Bill et décidera de la meilleure façon de défendre les intérêts des producteurs canadiens.

« L’objectif du Canada dans les négociations de l’OMC est d’uniformiser les règles du jeu dans le commerce des produits agricoles, a fait savoir M. Vanclief aux membres du Conseil international des politiques (CIP) en agriculture, en alimentation et en commerce, un groupe indépendant formé de dirigeants du domaine de l’agriculture, de l’entreprise agricole, du gouvernement et d’établissements d’enseignement supérieur. Le Canada vise l’élimination des subventions à l’exportation et l’amélioration notable de l’accès aux marchés pour tous les produits agricoles et alimentaires. Le Canada exerce aussi des pressions pour la réduction optimale ou l’élimination des mesures de soutien interne qui ont un effet de distorsion sur la production et le commerce. »

« Les négociations commerciales sont une priorité et continueront de l’être, a affirmé le ministre Vanclief devant les membres du CIP réunis à Ottawa dans le cadre d’un atelier intitulé Challenges facing the Doha Round. Nos négociateurs s’engagent à défendre sans relâche les intérêts commerciaux de tous les intervenants et tous les niveaux de gouvernement pour la réalisation des objectifs du Canada lors des négociations de l’OMC sur l’agriculture. »

Le ministre Vanclief a ajouté qu’en plus de ne pas perdre de vue les objectifs dont il a été convenu à Doha, il continuera de collaborer étroitement avec le secteur, les intervenants et les provinces et territoires du Canada, à l’élaboration d’un nouveau Cadre stratégique pour l’agriculture (CSA).

« En plus de régler les questions de commerce international pour que les producteurs du Canada soient en concurrence directe avec les autres agriculteurs, et non avec les Trésors publics, nous devons laisser tomber les politiques agricoles intérieures qui ne font qu’éveiller un semblant du passé. Nous devons plutôt adopter des politiques orientées vers l’avenir, a fait remarquer le ministre. Le CSA illustre la voie pour bâtir un secteur agroalimentaire qui soit en mesure de gérer les risques de tous genres, de percer sur les marchés internationaux et de répondre aux exigences de consommateurs qui reconnaissent la qualité de ses produits. La force motrice de ce secteur sera l’innovation, la recherche avancée et les normes de production optimales en matière de salubrité des aliments et de protection de l’environnement. »

En novembre 2001, le Canada était l’un des 140 pays signataires de la déclaration de Doha. Les pays membres de l’OMC ont fixé au 1er janvier 2005 la date limite pour mettre un terme aux négociations.

Site(s) extérieur(s) cité(s) dans cet article :

Agriculture Canada

http://Aceis.AGR.CA/

Commentaires