Olymel ferme son usine de St-Hyacinthe

Saint-Hyacinthe (Québec), 20 octobre 2005 – Olymel s.e.c. se déclareextrêmement déçue du rejet de l’entente de principe conclue dimanche dernieravec les représentants syndicaux de l’usine de désossage de fesses de porc deSaint-Hyacinthe affiliés au local 1991P des TUAC. A 62 %, les 385 travailleursréunis en assemblée générale hier ont en effet refu sé d’entériner cetteentente pourtant recommandée par leur comité de négociation et la Directiongénérale des relations de travail du ministère du Travail.

L’entreprise doit désormais conclure que les conditions pour poursuivreles opérations de l’usine sur une base de rentabilité et de compétitivité nesont plus réunies. A la protection des emplois à long terme, les employés ontplutôt opté pour des bénéfices à court terme, bénéfices que l’entreprise n’amalheureusement plus les moyens d’accorder dans les conditions actuelles dumarché. Olymel doit donc se résoudre à cesser ses activités à son usine de St-Hyacinthe et à annoncer la fermeture de cet établissement pour le 10 février 2006.

« Nous avons tout tenté pour minimiser les impacts des changementsproposés et des concessions demandées. Nous avions également misé sur lemaintien des emplois dans des conditions correspondant aux exigences actuellesdu marché et même supérieures à celles qui sont en vigueur chez noscompétiteurs québécois, canadiens et américains notamment. Aucune entreprisene peut opérer à perte et demeurer dans une situation non compétitive à moyenet long terme. C’est pourquoi, Olymel n’a d’autre choix que de cesser sesactivités à St-Hyacinthe. C’est une décision que j’annonce avec regret »,d’affirmer le président-directeur général d’Olymel s.e.c., monsieurRéjean Nadeau.

C’est le 22 juillet dernier qu’Olymel avait entrepris des pourparlersvisant une réouverture de la convention collective dont l’échéance étaitprévue pour l’automne 2009, une période jugée nécessaire au retour à larentabilité. Les mesures contenues dans cette nouvelle entente portaient surune réduction de 20 % de la masse salariale globale répartie sur larémunération et les avantages sociaux et sur une plus grande souplesseopérationnelle.

« Notre entreprise doit conjuguer son développement avec de nombreuxfacteurs dont plusieurs comme les variations importantes des taux de change,échappent à notre contrôle. Nous évoluons sur les marchés internationaux etnous devons nous adapter à un nouveau contexte marqué par l’arrivée dejoueurs, à un resserrement du marché japonais et à une plus grande agressivitéde la part de nos compétiteurs américains. Aucune entreprise ne peut essuyerdes pertes sans réagir ou survivre dans ce marché sans trouver les moyensd’être plus concurrentielle. Les concessions demandées à nos employés del’usine de Saint-Hyacinthe s’inscrivaient dans ce contexte », de concluremonsieur Nadeau.

Olymel s.e.c. occupe le premier rang au Canada dans le domaine del’abattage, de la transformation et de la distribution des viandes de porc etde volaille, avec des installations au Québec, en Ontario et en Alberta.L’entreprise emploie au-delà de 10 000 personnes et exporte près de la moitiéde ses ventes principalement aux Etats-Unis, au Japon et en Australie ainsique dans une soixantaine d’autres pays. Son chiffre d’affaires devraitatteindre plus de 2,5 milliards de dollars cette année, avec une capacitéd’abattage et de transformation de 160 000 porcs et 1,6 million de volaillespar semaine. L’entreprise commercialise ses produits sous les marques Olymel,Lafleur, Flamingo, Prince et Galco Foods.

Site(s) extérieur(s) cité(s) dans cet article :

Olymel
http://www.flamingo.qc.ca/

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