Pesticides : l’Association des services en horticulture ornementale appuie la réglementation du Québec

Québec (Québec), 6 mars 2003 – L’Association des services en horticulture ornementale du Québec (ASHOQ), qui regroupe près de 200 entreprises d’entretien d’espaces verts au Québec, appuie le Ministre de l’environnement, M. André Boisclair, dans son initiative de vouloir réglementer sévèrement l’utilisation des pesticides. « Leader en Amérique du Nord pour son approche avant–gardiste, notre association croit en la nécessité de réglementer l’usage des pesticides mais fait un pas de plus et se dote des plus hauts standards de l’industrie » déclare le président de l’ASHOQ, M. Michel Grégoire.

Pour que le code atteigne les résultats escomptés, une condition estessentielle. « Le code de gestion des pesticides doit être encadré par unepolitique de gestion des espaces verts urbains et un partenariat public–privé(municipalité, ministère et entreprises) afin d’éviter des réglementationsmunicipales extrémistes qui mettraient en danger le patrimoine vert urbain »ajoute le porte–parole des entreprises.

Ainsi, l’ASHOQ propose de diminuer d’ici trois ans de 60 à 80% lesquantités de pesticides utilisés en milieu urbain. Comment? Dans un premiertemps, en mettant en place un réseau de dépistage efficace au sein de sesmembres certifiés. Ensuite, nous devons tout mettre en oeuvre pour informer etsensibiliser adéquatement le public des conséquences de l’usage abusif despesticides. Finalement nous allons développer un programme préventif intégréqui offrira à nos clientèles, des alternatives et pratiques culturales desplus novatrices et respectueuses de l’environnement.

« Nous allons rehausser le professionnalisme des entreprises d’un cran endéveloppant une certification du Bureau de normalisation du Québec (BNQ) etexiger que celles–ci mettent en place un bon réseau de veille et de dépistage.De plus, la pratique de la lutte anti–parasitaire intégrée (LAI) va nouspermette de prévenir les infestations de mauvaises herbes et de parasites telsla punaise et les vers blancs et ainsi nous aider à atteindre nos objectifs deréduction », confirme M. Grégoire.

La période transitoire de trois ans indiquée par le Ministère del’environnement constitue un stimulant au développement de pratiques et demesures de contrôle que nous voulons développer en partenariat avec lesmunicipalités. Un bannissement total des pesticides à usage résidentiel nepeux que favoriser le marché noir, l’amateurisme et mettre en danger la viedes végétaux et la santé des citoyens.

« En limitant l’accès à certains pesticides seulement pour la pelouse, leMinistre donne un signal clair aux municipalités que la sauvegarde dupatrimoine vert urbain est important et que l’usage de pesticides en dernierrecours est bénéfique pour l’environnement. Il s’agit là d’un recul importantde l’approche extrémiste de la terre brûlée qui, consiste à l’abatagesystématique d’arbres et d’arbustes malades et au démantèlement de la pelouseinfestée par les parasites. » conclut M. Grégoire.

Site(s) extérieur(s) cité(s) dans cet article :

Bureau de normalisation du Québec (BNQ)
http://www.criq.qc.ca/bnq/

Ministère de l’Environnement du Québec
http://www.menv.gouv.qc.ca

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