Soya : les leçons de 2012

PHOTO : André Dumont

PHOTO : André Dumont

L’année 2012 aura été presque parfaite dans le soya : peu de dommages par les insectes et les maladies, des rendements de 10 % à 15 % supérieurs, un poids spécifique élevé et de bons prix. Qu’y a-t-il à retenir de cette saison idéale? Le Bulletin des agriculteurs a interrogé trois agronomes pour savoir quelles leçons tirer en préparation de 2013.

Un constat s’impose d’emblée : le soya a fait ses preuves. Ses rendements peuvent être élevés, tout comme les revenus qu’il procure au producteur. « Ne traitons le soya non plus comme une culture de rotation, mais comme une culture principale, et ce, avec toute l’attention afin qu’il exprime pleinement son potentiel de rendement », suggère l’agronome Pascal Larose, conseiller spécialisé en maïs et soya à La Coop fédérée.

Allons-y aussi d’une mise en garde : les saisons se suivent et ne se ressemblent pas. En 2012, le soya a reçu plus d’ensoleillement qu’à l’habitude. Selon les observations de Gilles Tremblay, du Centre de recherche sur les grains (CÉROM), nos cultures ont également subi un déficit hydrique, mais dans la plupart des régions du Québec, des pluies sont arrivées au bon moment. Ces conditions ont favorisé certains insectes, mais sans impact significatif sur les rendements. Pour 2013, il n’y a qu’une certitude : la météo ne sera pas pareille.

Quelques grandes leçons à tirer de 2012 :

Grains manquants, gousses avortées
À l’approche de la récolte, plusieurs producteurs et conseillers s’inquiétaient pour les rendements : les grains manquants et les gousses avortées étaient faciles à repérer. Ce phénomène s’observe chaque année, rappelle Gilles Tremblay. Une fois la récolte enclenchée, ce fut d’abord le soulagement, puis l’enchantement, avec des rendements atteignant 3,5 tm/ha et plus.

Les variétés de soya utilisées au Québec sont à croissance indéterminée, explique Miguel Provost, agronome chez Prograin. « Une fois le soya arrivé à la floraison, les stades se chevauchent. Le plant fait de nouvelles fleurs pendant que des gousses se remplissent. S’il y a un stress à un moment dans l’été, il peut y avoir un nœud sans gousses ou des gousses avec moins de grains. Le plant peut se reprendre plus tard. »

Lire la suite

à propos de l'auteur

Articles récents de André Dumont

Commentaires