Succès mondial et qualité du porc : le tout est dans la génétique

Victoriaville (Québec), le 1er juin 2000 – Le président, monsieur André Auger, et le directeur général, monsieur Pierre Falardeau, ont clôturé la huitième année d’activité du Centre de développement du porc du Québec inc. (CDPQ) en assemblée générale annuelle, par un message stimulant relativement à la situation de l’industrie porcine québécoise.







Le président, M. Auger, constate que l’industrie porcine du Québec détient maintenant sur le plan international une place fort enviable avec 10% du marché des exportations porcines mondiales et que ce succès de l’industrie perdure grâce à la génétique exceptionnelle des animaux du Québec.


Le président, M. Auger, constate que l’industrie porcine du Québec détient maintenant sur le plan international une place fort enviable avec 10% du marché des exportations porcines mondiales et que ce succès de l’industrie perdure grâce à la génétique exceptionnelle des animaux du Québec.

Selon M. Auger, « la génétique porcine joue un rôle très important dans ce ” success story “. Il est clair que notre Programme d’évaluation génétique des porcs de race et de promotion de la femelle hybride y a joué un rôle important. Nous évaluons que 75% des porcs mis en marché au Québec sont issus de près ou de loin du programme. »

Le directeur général du Centre, monsieur Falardeau, a d’ailleurs pu confirmer, au cours de l’hiver lors d’une tournée d’affaire dans quatre pays européens, que la qualité de la viande de porc du Québec n’a toujours rien à envier à ses compétiteurs. D’ailleurs, chacun des pays visités s’est montré très intéressé à acquérir notre génétique par des sujets reproducteurs.

À la base de cette qualité, le Programme d’évaluation génétique (PEG) et le secteur génétique qui poursuit le développement d’outils pour l’amélioration génétique. D’autres outils viennent appuyer le PEG. D’abord une banque de données centrale contenant des renseignements sur plus de deux millions d’animaux. Le Centre a mis au point des moyens technologiques qui facilitent l’extraction et l’exploitation des données de cette banque, de sorte que ces données soient directement accessibles aux sélectionneurs, accélérant ainsi la sélection et l’amélioration génétique des animaux. Dans son rapport d’activité, M. Falardeau ajoute que « le Centre a investi plus de 700 000 $ afin d’adapter la gestion du programme aux conditions actuelles, à la technologie de la micro-informatique et permettre ainsi aux sélectionneurs d’améliorer plus efficacement et rapidement les caractères génétiques qui permettront à notre industrie de conserver et développer ses marchés à valeur ajoutée. »

Autre outil important dans le succès de la qualité du porc québécois, le Centre canadien pour l’amélioration des porcs inc., un organisme canadien privatisé qui offre des services aux provinces en rapport avec l’amélioration génétique. M. Falardeau souligne que « Nous avons également investi beaucoup d’efforts dans la consolidation du Centre canadien pour l’amélioration des porcs. Ainsi, nous pouvons aujourd’hui nous appuyer sur un programme de recherche de trois ans où, collectivement, nous investirons plus de 650 000 $ afin d’assurer le développement de la génétique et rencontrer les objectifs de la filière par rapport à la performance et la qualité du produit. »

Parmi les autres activités qui distinguent la dernière année au Centre, mentionnons la participation du secteur de la santé à l’implantation du Programme canadien d’assurance de la qualité en collaboration avec la Fédération des producteurs de porcs du Québec. La mise en place de ce programme basé sur les normes HACCP constitue un autre gage de qualité du produit québécois à long terme.

Également la Filière porcine a mandaté le Centre afin qu’il développe un réseau de veille stratégique à l’intention des décideurs afin que ces derniers disposent de renseignements stratégiques sur des dossiers particuliers pour bien orienter les développements de la filière. De plus, ce mandat de veille comprend la production d’un bulletin d’information économique, Écho-PORC, destiné à tous les acteurs de l’industrie et dont les premiers exemplaires ont été expédiés à fin du mois d’avril aux nouveaux abonnés.

Quant au rapport financier, on y perçoit pour le dernier exercice des revenus supérieurs à l’année précédente, avec un chiffre d’affaire de plus de 2,8 millions de dollars. Le directeur général explique que la différence provient d’une augmentation de l’utilisation des programmes ainsi que d’une contribution accrue du Comité conjoint ACPQ-FPPQ-SEPQ enr. Ceci élève la part de l’industrie au financement du Centre à 46 %, alors que notre objectif serait d’atteindre 50% dans trois ans.

Par ailleurs, le président, monsieur André Auger profite de cette situation stable au Centre et dans l’industrie pour annoncer qu’il ne sollicitera pas un autre mandat après six années à la présidence. Cependant, il continuera à siéger au conseil d’administration à titre de représentant de la Société des éleveurs de porcs du Québec (SEPQ). Les membres du conseil d’administration ont élu M. Bernard Dion pour reprendre le flambeau à la présidence lors de leur dernière rencontre hier. M. Dion élève des animaux de race à Saint-Liboire près de Saint-Hyacinthe. Son élevage compte 300 truies pur sang. Administrateur à la Fédération des producteurs de porcs du Québec, il assure également la présidence de la SEPQ depuis plus de deux ans ainsi que celle du comité conjoint ACPQ-FPPQ-SEPQ. Le nouveau président connaît bien les activités du CDPQ puisqu’il a collaboré de près aux travaux de divers comités du Centre depuis 4 ans en plus de siéger au conseil d’administration.

Site(s) extérieur(s) cité(s) dans cet article :

Centre de développement du porc du Québec (CDPQ)

http://www.cdpqinc.qc.ca

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