Vache folle: la Nouvelle-Zélande va mettre en place des certificats électroniques d’exportation

Wellington (Nouvelle-Zélande), 5 avril 2001 – Pour lutter contre le marché noir de la viande et la prolifération de faux certificats d’origine, le gouvernement néo-zélandais va mettre en place un système de certification électronique, a annoncé le ministère de l’Agriculture, jeudi.

Déjà utilisé pour le commerce intérieur néo-zélandais, ce système de certification électronique intéresse déjà plusieurs pays dont la France, l’Allemagne, le Royaume-Uni, la Belgique mais aussi les Etats-Unis, le Canada, le Liban et les Emirats Arabes Unis (EAU).

Dans la mesure où le boeuf néo-zélandais n’est pas affecté par l’encéphalopathie spongiforme bovine (ESB) et la peur de la vache folle, on soupçonne les opérateurs sur le marché noir de vendre de la viande avec de faux certificats d’origine néo-zélandaise.

Ces certificats électroniques basés sur une technologie Internet seraient envoyés aux pays importateurs, ce devrait permettre d’éliminer les expéditions illégales de viande.

Tony Zohrad, le directeur du service des Produits animaliers du ministère néo-zélandais de l’Agriculture, a expliqué que cette décision avait été prise après la découverte de nombreux cas de trafic de viande utilisant des ”copies sophistiquées” de certificats d’origine de Nouvelle-Zélande.

« Des gens à l’étranger voient tout l’intérêt à affirmer que leur viande est originaire de Nouvelle-Zélande, a-t-il dit. Zohard a ainsi cité deux exemples: une expédition de viande vers la Bulgarie et un important chargement en provenance de Jordanie, tous deux dotés d’assez bonnes imitations de certificats d’origine (néo-zélandaise). »

« Là où les échanges commerciaux sont d’une extrême importance comme avec l’Europe et les Etats-Unis, nous essayons de protéger ces relations », a souligné le Dr Andrew McKenzie, directeur du service de Sécurité alimentaire. « Il y a de la viande dans l’Union européenne et des marchés qui disent que cette viande doit être totalement exempte d’ESB. Ce n’est pas difficile d’imaginer que certains soient tentés d’utiliser de faux certificats d’origine. »

Source : AP

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