Venue de stagiaires « agricoles » français en sol québécois

Longueuil (Québec), 18 avril 2001 – L’Union des producteurs agricoles (UPA), conjointement avec l’Agence canadienne d’inspection des aliments (ACIA), a pris des mesures de sécurité exceptionnelles pour accueillir, à Dorval, 35 stagiaires français qui viennent séjourner sur des fermes québécoises pour des stages d’apprentissage variant de trois à six mois.

Étant donné l’épidémie de fièvre aphteuse qui sévit en Europe et après avoir rigoureusement évalué tous les risques inhérents à la situation, l’UPA a décidé de prendre les stagiaires en charge durant les 14 jours que doit durer la période de biosécurité requise pour éviter tout risque de propagation de la maladie. Durant cette période, tous les stagiaires seront interdits de visite sur les fermes québécoises.

Toute une série de mesures préventives seront appliquées aux stagiaires, de façon stricte, aussitôt qu’ils fouleront le sol québécois, arrivant par le vol 344 d’Air-France à 14 h 50. On inspectera leurs bagages. Un vétérinaire de l’ACIA leur fournira les consignes de sécurité. Tous leurs vêtements seront nettoyés et certains objets consignés. Déjà, avant leur départ, les stagiaires et les familles qui les recevront ont été informés du caractère exceptionnel de la situation. Aucun ne doit avoir amené avec lui d’aliments ou de vêtements de travail.

Durant les deux semaines qui suivront leur arrivée, soit jusqu’au 1er mai, les stagiaires résideront dans un hôtel de la Rive-Sud de Montréal. L’UPA les prendra sous son aile, veillant à ce qu’ils demeurent toujours en zone urbaine. La période tampon de 14 jours sera l’occasion pour eux de se familiariser, de façon théorique, avec l’univers de l’agriculture québécoise. Des conférences et des activités de formation seront d’ailleurs au menu, auxquelles s’ajouteront diverses activités culturelles.

Si l’UPA n’a pas annulé ces stages, qui sont organisés depuis près de quinze ans, c’est qu’elle croit qu’avec une stratégie d’action responsable scrupuleusement alignée sur les recommandations de l’ACIA, il est possible de tenir l’activité. Les familles agricoles qui accueilleront ces jeunes stagiaires sont également du même avis, ayant toutes accepté de respecter les mesures préventives mises en place par l’UPA.

L’UPA suit la situation de très près dans le dossier de la fièvre aphteuse. Elle publie régulièrement des messages d’intérêt public dans l’hebdomadaire agricole La Terre de chez nous, insistant sur les mesures et les précautions d’usage. Ses fédérations régionales et spécialisées sont également intervenues et interviennent encore auprès de leurs membres afin qu’ils adoptent des mesures sanitaires encore plus sécuritaires, spécialement dans les productions bovine et porcine.

Rappelons qu’une des principales recommandations de l’ACIA concernant la fièvre aphteuse est d’interdire la visite d’exploitations agricoles par des personnes provenant des pays infectés par la la maladie, et ce, durant les 14 jours qui suivent leur arrivée au Canada. L’ACIA est d’autre part formelle : appliquées à la lettre, les procédures de nettoyage et de désinfection recommandées sont suffisantes pour se prémunir contre tout risque de propagation.

Site(s) extérieur(s) cité(s) dans cet article :

Agence canadienne d’inspection des aliments (ACIA)

http://www.cfia-acia.agr.ca/

Union des producteurs agricoles (UPA)

http://www.upa.qc.ca/

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