VGOH : premier adulte capturé

La première capture d’un spécimen adulte du ver-gris occidental des haricots (VGOH) au Québec cette année a eu lieu à Sainte-Julienne, dans Lanaudière, dans la semaine du 4 au 11 juillet. C’est une semaine plus tard que les premières captures l’an dernier.

Selon le Réseau d’avertissements phytosanitaires (RAP), des premières captures significatives d’adultes ont eu lieu dans le nord-est des États-Unis et dans le sud de l’Ontario au cours de la semaine du 20 au 26 juin.

Rappelons que c’est en 2010 que les premières captures significatives avaient eu lieu au Québec, dans des champs de maïs en Outaouais et au Témiscamingue. Le stade d’infestation causant des dommages économiques n’a jamais encore été atteint chez nous.

Au Québec, le réseau de surveillance du VHOG s’étend maintenant à 105 sites répartis dans 13 régions agricoles. De ces sites, sept sont dans des champs de haricots secs ou de conserverie et sept sont dans des champs de maïs sucré.

Deux de ces sites sont entretenus par Bonduelle Amérique du Nord, 40 par Pioneer et 17 par Syngenta.

Le VGOH hiverne-t-il au Québec?
Le RAP n’a encore aucune preuve à l’effet que le ver-gris occidental des haricots passe l’hiver dans le sol au Québec, même si c’est le cas dans les états du nord-est des États-Unis et dans le sud de l’Ontario.

Des fouilles minutieuses ont été effectuées ce printemps dans le sol du champ de Shawville où plus de 500 papillons avaient été capturés durant l’été 2010. Cette tentative pour retrouver des pupes a été infructueuse.

Pertes économiques en 2011
Selon le RAP, tout va dépendre du stade de développement du maïs si des populations importantes d’adultes devaient être observées. Lorsque des adultes apparaissent dans un champ de maïs après la sortie des panicules, les femelles s’envolent généralement à la recherche de champs de maïs voisins moins développés ou de champs de haricots pour pondre leurs oeufs.

Les semis tardifs en 2011 au Québec accroissent donc les risques de dommages. Les champs sur sols sableux sont aussi associés à des populations de papillons et de larves plus importantes. Toutefois, il apparaît peu probable que les populations seront suffisantes au Québec en 2011 pour être responsables de dommages importants.

L’avertissement du RAP du 15 juillet (PDF)

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