Volailles: les producteurs “prudemment optimistes” pour les fêtes

Paris (France), 21 décembre 2005 – Effrayés à l’automne par la chute des ventes liée à la crainte de la grippe aviaire, les producteurs de volailles sont « prudemment optimistes » pour les fêtes de Noël, au cours desquelles ils réalisent une grosse part de leur chiffre d’affaire.

« Les premières commandes sont plutôt bonnes », indique à l’Associated Press Alain Melot, président de la Fédération des industries avicoles. Pourtant, la consommation des volailles avait accusé en octobre une baisse de 25% par rapport à 2004, en raison des inquiétudes provoquées par la grippe aviaire.

Même si la consommation restait « en retard » à la mi-décembre, avec des ventes inférieures en volume de 11% avec la même période en 2004, les professionnels se rassuraient en estimant que les particuliers feraient leurs achats au dernier moment. « On reste prudemment optimistes », assure Alain Melot pour qui les ventes « vont se précipiter dans les derniers jours ».

« Nous ne sommes pas trop inquiets », renchérit Gilles Le Pottier, délégué général du comité interprofessionnel de la dinde française. « Apparemment, les consommateurs ne bouderont pas nos produits pour Noël », dit-il, citant les ventes réalisées en début de semaine sur le marché international de Rungis.

Pour la dinde, la volaille la plus consommée pour les fêtes après le chapon, « même si ça ne sera pas un grand millésime, ça devrait se passer correctement », estime Gilles Le Pottier, qui a observé une reprise de la consommation ces dernières années. Comme d’habitude, l’industrie avicole prévoit de commercialiser environ deux millions de dindes pour rassasier les convives rien que pour Noël.

Les producteurs s’attendent tout de même à ce que les Français cuisinent moins de volailles que l’an dernier, principalement en raison d’un calendrier moins favorable: « Noël étant un dimanche, on n’aura pas de dimanche entre les deux réveillons, ce qui fait qu’il y a une occasion d’un repas familial en moins », souligne Gilles Le Pottier.

Côté prix, c’est la stabilité, les principales commandes des grands magasins ayant été négociées plusieurs mois avant la crise provoquée par la grippe aviaire. « Ca reste au même niveau que l’année dernière », note M. Le Pottier.

Source : AP

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