Bonne nouvelle pour les producteurs de blé

Après des pluies diluviennes, les producteurs de blé ontarien ont une raison de se réjouir. Selon le ministère de l’Agriculture, de l’Alimentation et des Affaires rurales (MAAARO) de la province, les niveaux de fusariose ont été inférieurs à la normale cette année.

« Au niveau de la distribution sur le territoire, je dirais qu’il y avait de faibles niveaux à tous les égards », a déclaré Joanna Follings, spécialiste des céréales du MAAARO avec la Direction du développement de l’agriculture à Stratford.

La spécialiste a attribué ces bons résultats à de meilleures pratiques agricoles qui ont permis de réduire le risque d’infection du champignon.

«Les producteurs utilisent la rotation des cultures et s’assurent qu’ils ne plantent pas de blé d’hiver après une culture de maïs où l’inoculum peut être sur le chaume de maïs», a déclaré Mme Follings. “Ils utilisent des variétés de blé avec une résistance ou une résistance modérée”.

Des agriculteurs ont aussi utilisé le modèle DONcast pour prendre des décisions de pulvérisation plus efficaces, selon Albert Tenuta, le pathologiste des plantes cultivées sur le terrain du MAAARO à Ridgetown. DONcast est l’équivalent de Agrométéo au Québec.

Le modèle DONcast a fourni aux producteurs de blé une prédiction des concentrations de toxine désoxynivalénol (DON).

Mère Nature a également joué un rôle dans le résultat de la récolte de cette année. Les températures nocturnes ont été plus fraîches pendant la période critique de floraison, ce qui est moins propice au développement de la maladie rapporte Mme Follings.

Au Québec, le niveau de fusariose semble aussi être sous contrôle. Des producteurs interrogés lors de la récolte de blé d’hiver ont noté un niveau faible de contamination. Les données fournies par Agrométéo qui suit les risques de la maladie indiquent aussi des niveaux inférieurs aux taux critiques depuis plusieurs semaines dans la plupart des régions.

Source: Farms.com

 

 

à propos de l'auteur

Journaliste

Céline Normandin

Céline Normandin est journaliste spécialisée en agriculture et économie. Elle collabore également au Bulletin des agriculteurs.

Commentaires