Les services maintenus en milieu agricole

Bonne nouvelle pour le secteur agricole, les nouvelles mesures gouvernementales pour restreindre la propagation du virus en limitant certains secteurs de l’économie ne s’adressent pas à l’agriculture où les activités sont maintenues, en autant que des mesures de sécurité soient mises en place.

Les vétérinaires ainsi que la production de biens alimentaires (exemples : entreprises agricoles, transformation alimentaire, breuvage, abattoirs, production maraîchère) sont inclus. Les produits pour exploitations agricoles (mécanique, engrais, etc.), électriciens et autres services d’urgence font également partie de la liste. Cette dernière comprend aussi l’approvisionnement et la distribution des biens alimentaires. La liste complète est disponible ici.

Les producteurs de grains du Québec (PGQ) surveille la situation de près, « concernant d’éventuelles perturbations, notamment en ce qui a trait à l’accès aux intrants pour les semis à venir ou la commercialisation des grains », peut-on lire dans le billet du président Christian Overbeek, rédigé le 20 mars dernier. Ce dernier invite d’ailleurs les membres à rapporter tout problème ayant trait à la mise en marché ou l’achat d’intrants à l’approche de la saison des semis.

Selon les PGQ, les entreprises ont communiqué avec leurs clients pour leur indiquer les mesures mises en place, selon les recommandations de la santé publique. Même si les installations demeurent accessibles, le téléphone et les courriels sont à privilégier. Les livraisons à la ferme demeurent également, mais avec des précautions additionnelles.

L’Association des professionnels en nutrition des cultures (APNC) a, quant à elle, assuré qu’elle  était « plus que jamais active dans la recherche et la mise en place de solutions concrètes pour assurer le maintien des activités du secteur ». Elle veut s’assurer qu’il n’y ait pas de ralentissement dans les opérations.

L’APNC dit suivre de près certains enjeux. Au niveau du transport, elle souhaite obtenir  « une dérogation pour la période de dégel afin de maximiser les déplacements et ainsi diminuer les effets négatifs sur les ressources humaines, la biosécurité et les coûts ». Elle souhaite aussi rappeler l’importance de maintenir un haut statut sanitaire et de biosécurité à la ferme, surtout avec deux cas de diarrhée épidémique porcine au Québec. Les questions administratives telles que les délais de remise de certains certificats ou autorisations (ex. : saison des semis, épandage, etc.) font également partie des demandes.

L’APNC dit d’ailleurs collaborer avec de nombreux acteurs du milieu tels que la filière des grains, Fertilisant Canada, l’AQINAC et l’UPA. Elle fait aussi partie d’un comité de cellule de crise avec le cabinet du ministre de l’Agricultures, des Pêcheries et de l’Alimentation du Québec (MAPAQ).

 

à propos de l'auteur

Journaliste

Céline Normandin

Céline Normandin est journaliste spécialisée en agriculture et économie. Elle collabore également au Bulletin des agriculteurs.

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