Maïs ensilage, c’est enfin commencé!

Après un printemps froid et un été ordinaire, la récolte du maïs ensilage débute avec une qualité variable suite au gel mortel de la fin de semaine

Malgré le gel mortel de la fin de semaine dernière en plusieurs endroits, il n’y a pas lieu de courir trop vite dans le champ. En fait, c’est très variable d’une région, et même d’un champs à l’autre.

Autant l’agronome François Montambault, directeur de territoire – Montérégie – chez Pride que l’agronome Annie Desrosiers, de la région Est du Québec chez Pioneer font cette recommandation : il faut tester l’humidité avant de conclure que c’est le temps d’ensiler.

« Les semis ont été beaucoup plus tardifs que ce qu’on voit normalement, dit François Montambault. Toutes les cultures ont été retardées. Même si la saison de croissance a été assez bonne, on s’attendait à ce que les récoltes soient retardées. »

Selon la région et selon les champs, le maïs a subi un gel mortel, ou non. « Dans l’Est, il y a eu un gel mortel complet, mais dans l’Ouest, c’est plus difficile à dire. On ne voit pas de point noir », explique Annie Desrosiers.

Ces deux agronomes reviennent à plusieurs reprise sur l’importance de faire un test d’humidité du maïs avant de conclure qu’il est le temps de récolter l’ensilage.

Dans la nuit du vendredi 4 octobre au samedi 5 octobre, la température est descendue à moins de -1 degrés à plusieurs endroits, parfois pour quelques heures.

Même si les feuilles commencent à sécher, ça ne veut pas dire que le gel est mortel. Il se peut que la tige n’ait pas gelé.

De plus, il faut dire que le gel de la semaine dernière est arrivé à une date normale. Le mois d’octobre est frais et il pleut souvent. Les plants de maïs sèchent donc lentement.

« Le maïs perd un demi pourcent d’humidité par jour actuellement », dit Annie Desrosiers. Ainsi donc, même s’il y a eu gel mortel, il n’y a pas lieu de paniquer.

Annie Desrosiers s’attend à ce qu’on voit beaucoup de voitures d’ensilage sur les routes dans les prochains jours. « En général, on est au tout début de la période de récolte », dit François Montambault. Soyez toutefois prudents, on dénombre déjà quelques morts sur les chantiers au Québec.

Maïs grain

L’agronome Pascal Larose, responsable du développement de marché pour Maïzex de Sollio Agriculture, s’attend à une légère baisse de qualité du maïs grain. « Ce qui risque d’arriver, c’est le poids spécifique qui peut être plus léger », dit de son côté François Montambault.

«  Ceux qui ont réussi à semer tôt, ça va être assez bien, dit Annie Desrosiers. On va avoir de tout en qualité et en rendement, sur une même ferme dans une même région. »

à propos de l'auteur

Agronome et journaliste

Marie-Josée Parent couvre les productions laitière, bovine, avicole et porcine au Bulletin des agriculteurs.

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