Marchés des grains: le maïs prend du galon

Les regards demeurent fixés sur la progression des récoltes aux États-Unis alors que le mois de novembre se profile à l’horizon. Le soya a souffert sur les marchés de travaux plus rapides que par les années passées tandis que le maïs a profité des problèmes que causent la météo dans les champs. Le blé a quant à lui glissé légèrement.

Les récoltes sont en effet complétées à 70% en ce qui concerne le soya, soit un rythme beaucoup plus rapide que prévu par les analystes. La température chaude et sèche a donné un sérieux coup de pouce à une récolte qui pourrait bien dépasser le record de l’an dernier. Les rendements sont toutefois variables selon la date de semis, ce qui a aussi été observé au Québec. Les champs ensemencés tôt ont de meilleurs résultats que l’inverse. Le record au niveau de la production devrait relever davantage de la quantité record de champs semés en soya cette année que le rendement.

Le marché observait aussi ce qui se déroule ailleurs sur la planète, particulièrement en Amérique du Sud où les conditions se sont améliorées. Même si un scénario de La Nina ne semble pas pour l’instant se concrétiser, la possibilité demeure, ce qui permet au soya de se maintenir. La Chine a pour sa part enregistré sa plus importante récolte de soya en six ans, ce qui pourrait ralentir les importations venant des États-Unis.

La récolte de maïs est au ralenti aux États-Unis. D’importants producteurs de maïs comme le Minnesota et le Wisconsin en sont seulement à 20% des superficies complétées contre une moyenne de 60% pour cette époque de l’année. Avec des prévisions météo qui annoncent de la pluie et du froid pour les prochaines semaines, le déroulement des récoltes risque d’être difficile et du maïs pourrait rester dans les champs jusqu’en décembre. Le secteur de l’éthanol surfait toujours sur la nouvelle du maintient des quantités de production mais le lobby du pétrole se faisait plus insistant sur les instances gouvernementales régissant les biocarburants. Les exportations de maïs étaient pour leur part décevante à 54,5 millions de boisseaux pour la semaine dernière.

Le blé a réussi à terminer en hausse bien que la force du dollar américain pesait sur sa compétitivité sur les marchés, particulièrement face au blé russe. Le billet vert a atteint son niveau le plus élevé depuis juillet durant la semaine dernière. La devise a bénéficié des discussions sur le réforme fiscale qui réduirait les impôts, mais aussi l’annone possible d’un nouveau responsable à la Réserve fédérale favorable à une hausse des taux d’intérêts.

Parmi les autres nouvelles du blé, le Conseil international des céréales a ajouté un million de tonnes métrique de blé aux réserves mondiales. La production de blé de 2017-2018 serait de 748,5 millions de tonnes par rapport aux estimations précédentes de 747,6 millions de tonnes.

Le boisseau de maïs pour décembre a gagné 1,2% à 3,4875 $US par rapport à 3,4450 $US la semaine dernière.

Le boisseau de soya pour novembre a terminé avec une baisse de 0,4% à 9,7525 $US contre 9,7875 $US vendredi dernier.

Le boisseau de blé pour décembre a fini en légère hausse de 0,3% à 4,2725 $US contre 4,2600 $US une semaine plus tôt.

 

 

à propos de l'auteur

Journaliste

Céline Normandin

Céline Normandin est journaliste spécialisée en agriculture et économie. Elle collabore également au Bulletin des agriculteurs.

Commentaires