Application printanière de fumier : mythes et réalités

Alors que vous finalisez la planification de vos semis, l’application de fumier peut très bien en faire partie. Or, certains mythes persistent. L’Université de l’État du Michigan a voulu démystifier les mythes concernant l’application printanière de fumier.

Mythe : Le fumier épandu en avril ne sera pas disponible pour le maïs en juin.

Réalité : L’azote du fumier est disponible sous différentes formes (organique et minérale). Alors que le sol se réchauffe au printemps, près de la moitié de l’azote organique se convertit en azote immédiatement disponible pour la culture.

Mythe : Le fumier est trop variable pour être une source fiable de nutriments pour les cultures.

Réalité : Le fumier est définitivement plus variable que les fertilisants commerciaux, mais il peut être géré pour une production efficace. L’agitation dans la structure d’entreposage avant son prélèvement pour l’épandage améliore l’uniformité des nutriments. Prenez plusieurs échantillons de fumier lors de la vidange de la structure d’entreposage et observez la variation des nutriments entre les chargements. Il est important d’épandre le fumier le plus uniformément possible.

Mythe : L’azote du fumier n’est pas assimilable par les plantes.

Réalité : Le fumier contient plusieurs formes d’azote, et toutes les formes d’azote se convertissent éventuellement en formes disponibles pour les plantes.

Mythe : Le fumier est bon pour le sol, mais il ne devrait pas être considéré comme une source de nutriments.

Réalité : Le fumier est une bonne source de nutriments qui devrait être considéré lors des recommandations d’amendement. Les taux d’application de fumier ont un effet majeur sur la quantité de nutriments apportés aux champs. Cela fait une grosse différence dans les nutriments quand le fumier est appliqué à trois, six ou neuf mille gallons à l’acre.

Évidemment, la réglementation québécoise est bien différente de celle qui prévaut aux États-Unis. Avec les PAEF, la valeur du fumier est prise en compte au Québec, mais la valeur fertilisante du fumier reste encore à valoriser.

Source : PorkNetwork

à propos de l'auteur

Agronome et journaliste

Marie-Josée Parent couvre les productions laitière, bovine, avicole et porcine au Bulletin des agriculteurs.

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