Des poules à Montréal

Publié: 29 juin 2011

Poule Chantecler
Photo: Marie-Josée Parent

La Maisonnette des parents offre divers services au niveau alimentaire: compostage et jardins collectifs, récupération d’aliments au Marché Jean-Talon, cuisines collectives, groupes d’achats, soupe communautaire mensuelle en plus des ateliers nutritionnels. De plus, des bacs et des ilots initient les enfants au jardinage. Dès cette année, l’organisme offre un nouvel outil pédagogique: un poulailler. Il sera modeste puisqu’on y trouvera que cinq poules de race patrimoniale Chantecler.

Pour installer son nouvel élevage, La Maisonnette des parents s’est confrontée à un problème de taille: la règlementation municipale. En effet, depuis 1967, la ville de Montréal interdit la présence d’animaux d’élevage sur son territoire. Pour ce faire, le conseil d’arrondissement a accepté de modifier la règlementation sur son territoire afin de permettre l’implantation d’un poulailler dans le cadre d’un projet communautaire à des fins éducatives, uniquement.

À lire aussi

Lors de la construction de la nouvelle étable pour les vaches en lactation, à droite, Yan et Ysabel Jacobs, et leur mère Marian Ghielen de la Ferme Léo Jacobs et fils ont aussi construit un site d’entreposage et de fabrication des aliments pour eux, mais aussi pour trois autres fermes de la famille. L’ancienne étable de la ferme derrière loge les vaches de Gestion Jean Jacobs, le père de Yan et d’Ysabel, ainsi que les vaches taries et la relève de la Ferme Léo Jacobs. À gauche, on voit la Ferme Ty-D, propriété de Tyler Doiron, le conjoint d’Ysabel. La Ferme New Jersey de la sœur d’Ysabel, Laurie, et de son conjoint Mathieu Jalbert est située à une dizaine de minutes de là.

Groupe Jacobs: une famille, quatre fermes, un site d’entreposage d’aliments

La famille Jacobs dans Portneuf compte sept propriétaires pour quatre fermes. Au moment de construire pour l’entreposage et la fabrication des aliments, ils ont décidé de miser sur leur force: l’esprit d’équipe.

Le poulailler permettra aux 70 jeunes du camp de jour de prendre contact avec l’élevage. Ce sont eux qui en prendront soin et qui récolteront les oeufs. «Je suis persuadé que beaucoup d’enfants ignorent d’où viennent les oeufs», dit le maire de l’arrondissement, François Croteau.

L’arrondissement a offert une participation financière de 3000$ pour la coordination du projet. Une caisse populaire locale défraie le coût du poulailler. Pour sa part, la Fédération des producteurs d’oeufs a offert les poules et la moulée, en plus de s’assurer la collaboration du MAPAQ et d’un médecin vétérinaire afin que les règlements en vigueur au Québec soient respectés.

À PROPOS DE L'AUTEUR

Marie-Josée Parent

Marie-Josée Parent

Agronome et journaliste

Marie-Josée Parent couvre les productions laitière, bovine, avicole et porcine au Bulletin des agriculteurs.