50 bougies pour la Faculté de médecine vétérinaire

Entrevue avec la doyenne

En octobre 1968 et après plusieurs décennies d’existance, l’école de médecine vétérinaire de Saint-Hyacinthe devenait la Faculté de médecine vétérinaire de l’Université de Montréal. Qu’est-ce que cela a changé pour le domaine? Nous avons rencontré la doyenne de la Faculté, la Dre Christine Theoret, pour en parler.

«En devenant une faculté, nous devenions à la fois une école pratique, mais aussi un centre de recherche», explique-t-elle. Le centre de recherche ne se contente pas de faire de la recherche, mais il forme aussi des futurs chercheurs.

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La Faculté est l’une des cinq facultés de médecine vétérinaire au Canada, l’une des quatre à être dotée d’un hôpital vétérinaire, la seule à offrir une formation en français et la seule au Québec.

La Faculté dénombre plusieurs groupes de recherche qui touchent directement la santé des animaux, mais aussi la santé publique. Il y a notamment une Chaire de recherche en salubrité des viandes et un Groupe de recherche en épidémiologie des zoonoses et santé publique. «C’est un volet de recherche excessivement pertinent», explique Christine Theoret.

Elle ajoute que l’hôpital vétérinaire est important puisqu’il est non seulement un des plus modernes et des mieux équipés, mais aussi parce qu’il est ouvert au public. Il est même un service complémentaire pour certains professeurs de la faculté lorsqu’ils offrent des services à une clientèle et qu’ils ne peuvent pas les traiter sur place. «Le fait qu’on ait un hôpital, ça permet de former des spécialistes», dit la doyenne. Ces spécialistes pourront agir, par exemple, comme cardiologues.

Défis à venir

Le portrait de la Faculté a beaucoup changé en 50 ans, mais les défis à venir sont importants. La doyenne est préoccupée par la relève. Il manque de vétérinaires dans la province pour combler les besoins futurs et le nombre de places pour de nouveaux étudiants est limité. «On ne peut recevoir que 96 étudiants sur 1000 demandes d’admission», dit-elle. De ce nombre, 90 termineront leur formation de cinq ans. «Selon les études de marché, ça semble insuffisant», ajoute-t-elle.

Pour l’instant, il n’y a pas de sélection à l’admission. Environ 70% des étudiants choisissent de pratiquer en animaux de compagnie. Environ 20% travailleront dans les grands animaux et les autres continueront leurs études. Ces chiffrent varient d’une année à l’autre.

Aucune solution à cette pénurie de médecins vétérinaires n’est encore priorisée. «C’est une préoccupation. On travaille à trouver des solutions», dit Christine Theoret.

Vue aérienne du campus de la Faculté de médecine vétérinaire en 2012.
photo: FMV

Vue aérienne de la Faculté de médecine vétérinaire en 1953.
photo: FMV

à propos de l'auteur

Agronome et journaliste

Marie-Josée Parent couvre les productions laitière, bovine, avicole et porcine au Bulletin des agriculteurs.

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