Vers un monde sans viande?

Curieux, les Canadiens se tournent de plus en plus vers les nouvelles sources de protéines. Est-ce qu’ils délaisseront pour autant la consommation de viande? Voilà l’un des aspects abordés par le vice-président de Nielson pour l’Est du Canada, Francis Parisien, dans la conférence au titre choc Vers un monde sans viande? présentée au Porc Show.

Les protéines animales forment le deuxième poste de dépense alimentaire des consommateurs. Et parmi ces protéines, ce sont les protéines animales qui sont encore aujourd’hui à la base de la consommation de protéines, soit 93%. Les protéines végétales, soit les substituts de viande, les substituts de produits laitiers, les légumineuses, les grains, les noix et les graines, ne représentent que 7% de ces dépenses. Les ventes totales sont de 22,3 milliards de dollars pour les protéines animales, contre 1,7 milliard de dollars pour les protéines végétales.

Toutefois, la consommation de protéines végétales connaît une croissance beaucoup plus élevée que les protéines animales, 4%, contre 1%, Alors, allons-nous vers un monde sans viande?

« Non » dit Francis Parisien. La viande demeure la principale source de protéines, suivie des produits laitiers, des œufs, des poissons et fruits de mer, et des noix, graines et légumineuses. En fait, seulement 6% sont végétariens (sans viande) et 2% sont végans (sans aliment d’origine animale).

Toutefois, 43% des Canadiens essaient d’incorporer plus d’aliments à base de protéines végétale dans leur alimentation. Ont-ils pour autant l’intention de procéder à une transition vers une diète sans viande? En fait, les Canadiens souhaitent plutôt diversifier leur alimentation et leurs sources de protéines.

Pour 46% des Canadiens, l’alimentation de protéines végétales est associée à des effets positifs pour la santé. Il s’agit de la raison principale de la consommation de protéines végétales.

Les Canadiens sont davantage intéressés par une diète équilibrée : 67% au Canada, comparativement à seulement 39% aux États-Unis.

Autres tendances

La conférence de Francis Parisien a présenté d’autres données intéressantes au niveau de la consommation de viande. En voici quelques-unes :

– La croissance passe par la différentiation (nourri à l’herbe, sans antibiotique, bio, naturel).

– 68% des Canadiens sont prêts à payer plus pour certains aliments qui ne contiennent pas certains ingrédients.

– 41% des Canadiens sont prêts à payer plus pour de la viande locale.

– 35% des Canadiens sont prêts à payer plus pour de la viande élevée de façon éthique.

– 80% des foyers qui ont déjà acheté un kit-repas en achètent de façon régulière ou continue.

– 57% des Canadiens se disent ouverts aux nouveaux produits.

Assistance record

Le Porc Show a eu lieu les 27 et 28 novembre dernier à Québec. Le nombre de personnes présentes à l’une ou l’autre des activités a été de 1076, un record pour l’événement qui en était à sa 4e édition.

Une première cette année : le Porc Show s’est associé à la Tablée des chefs pour un dîner spaghetti. Une somme de 11 000$ a été remise à l’organisme dont le porte-parole est Ricardo Larrivée, mieux connu sous le nom de Ricardo.

Prix de reconnaissance

Dans la catégorie Éleveur, Réjean Vermette a reçu le Prix de reconnaissance de la filière porcine. Non seulement il est un éleveur performant qui a su intéresser sa relève, mais Réjean Vermette a aussi une longue feuille de route impressionnante en terme d’implications en production porcine.

Dans la catégorie Fournisseur et/ou Transformateur, Olymel a retenu l’attention du jury en raison de son rôle de chef de file dans le secteur de la production, de la transformation et de la distribution des viandes de porc et de volaille au Canada.

Sébastien Pagé de la ferme Équiporc, Réjean Vermette, récipiendaire de cette année, et jean Larose des Éleveurs de porcs du Québec. PHOTO: MARIE-JOSÉE PARENT

Renald Mercier de Shur-Gain, Sylvain Fournaise de Olymel et Jean Larose des Éleveurs de porcs du Québec. PHOTO: MARIE-JOSÉE PARENT

 

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