Immigration et main d’œuvre agricole

Les éleveurs laitiers des États-Unis sont confrontés eux aussi à une pénurie de main d’œuvre. Un récent débat au Sénat, à Washington, nous apprend que les agriculteurs qui ont de la difficulté à recruter de la main d’œuvre pointent du doigt les politiques d’immigration en vigueur.

Dans un article publié par l’agence new yorkaise Bloomberg, on apprend que l’appétit des américains pour le yogourt grec – et la hausse de production qui s’en suit – amplifie les problèmes de recrutement de la main d’œuvre sur les fermes. Les travailleurs préfèrent les emplois en usine, mieux rémunérés, et délaissent les travaux de la ferme. Pour trouver de la main d’œuvre, les éleveurs se tournent donc vers les immigrants, mais les politiques sont si rigides qu’ils n’arrivent tout simplement pas à combler leurs besoins.

La politique actuelle autorise l’entrée de travailleurs pour les travaux saisonniers tels que les récoltes. Elle n’est donc pas adaptée à la réalité des fermes laitières.

Selon une étude réalisée en 2009, 41 % des ouvriers agricoles employés dans les élevages laitiers aux Etats-Unis, soit 57 0000 personnes, seraient immigrants. La plupart sont originaires du Mexique.

Les opposants estiment que les éleveurs n’ont qu’à offrir un meilleur tarif horaire pour retenir la main d’œuvre locale. Ceux-ci se défendent qu’offrir de meilleures conditions de travail signifierait une baisse de leurs revenus et une hausse conséquente des prix du lait pour les consommateurs…

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