Des défis et des opportunités pour l’agriculture dans la prochaine décennie

L'économie canadienne devra faire face à quatre principaux enjeux d'ici 2030

La Banque Royale a dévoilé un rapport énonçant les nombreux défis auxquels devrait faire face le Canada d’ici 2030 et dans lequel l’agriculture est citée à plusieurs reprises. Appelé Se frayer un chemin dans les années 2020, le document détaille les quatre défis principaux des prochaines années : les changements climatiques, le vieillissement de la population, les nouvelles technologies et le ralentissement économique.

Selon les auteurs du rapport, les années 2020 pourraient être marquées par d’aussi profondes transformations que celles qui ont marqué la dernière décennie. Les défis mentionnés plus tôt se feront sentir au Canada mais aussi ailleurs dans le monde comme aux États-Unis, en Europe et en Chine.

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Les changements climatiques prennent les devants des préoccupations. « En raison du réchauffement planétaire, la durabilité n’est plus un objectif à moyen terme. C’est un besoin pressant », peut-on lire. Au Canada, la hausse de la température moyenne enregistrée entre 1948 et 2016 est de 1,7 °C, soit le double de la hausse enregistrée à l’échelle mondiale. À ce propos, il est noté que les changements climatiques pourraient contraindre les agriculteurs canadiens à modifier leurs cultures.

Le nombre d’événements catastrophiques causés par la météo a presque doublé en cinquante ans et le nombre de sinistrés a quadruplé dans les dix dernières années, en comparaison avec le début du siècle.

Pour relever les nombreux défis, le Canada devra prendre l’initiative par exemple de projets fondés sur des technologies propres de nouvelle génération. Il faudra aussi s’adapter aux nouvelles technologies qui occupent une part de plus en plus importante des activités, avec une hausse de 40% de l’économie numérique en sept ans.

Avec le ralentissement économique prévu dans les prochaines années (entre 1,5 ou 2 %), il faudra profiter des occasions de croissance. Le Canada devra miser sur ses forces, par exemple en agriculture, secteur qui présente un important potentiel d’augmentation de la part des exportations mondiales. Avec des échanges plus difficiles à l’étranger, la Banque Royale mise sur les échanges entre les provinces. Certains pays devraient toute de même offrir des occasions d’échanges, dont Bangladesh, le Vietnam et le Kenya. La Chine et l’inde devraient aussi continuer à croitre.

Les experts de l’instituions ajoutent que pour maintenir et peut-être même améliorer le niveau de vie des Canadiens au cours des dix prochaines années, il sera fondamental d’ouvrir nos portes à la crème des étudiants étrangers. Les politiques qui aideront les travailleurs à innover et à réussir, notamment celles qui touchent à l’éducation et à la formation axée sur les compétences, joueront aussi un rôle essentiel.

à propos de l'auteur

Journaliste

Céline Normandin

Céline Normandin est journaliste spécialisée en agriculture et économie. Elle collabore également au Bulletin des agriculteurs.

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