Estimations de la superficie des principales grandes cultures au Canada en 2003

Ottawa (Ontario), 26 juin 2003 – Les agriculteurs de l’Ouest ont déclaré qu’ils avaient semé beaucoup plus de canola, mais moins de blé de printemps, d’avoine et d’orge. Cette année, dans l’Est du Canada, les conditions climatiques humides et plus fraîches que d’habitude ont retardé l’ensemencement de maïs et de soya dans certaines régions.

Ensemencement des principales céréales et graines oléagineuses
 200220032002 à 2003
 en millions d’acresvar. en %
Total du blé26,326,1-1
Blé de printemps19,218,4-4
Orge12,712,5-2
Jachère10,38,9-14
Canola9,611,621
Blé dur6,16,10
Avoine5,95,6-5
Pois secs3,23,20
Maïs-grain3,23,1-3
Soya2,52,64
Lentilles1,51,4-7
Lin1,71,86
Pois chiches0,50,2-60

Dans l’Ouest canadien, la saison des semailles 2003 a commencé dans des conditions relativement favorables. Les niveaux d’humidité généralement suffisants et les périodes moyennes d’ensemencement ont, dans l’ensemble, permis aux agriculteurs de l’Ouest de bien amorcer 2003.

Hausse de la superficie de canola
Cette année, les producteurs de canola de l’Ouest du Canada ont augmenté leur ensemencement de 21 %, ou 2,0 millions d’acres, et celui-ci a atteint 11,6 millions d’acres. Cette superficie se rapproche de la moyenne quinquennale de 11,7 millions d’acres. Des hausses considérables ont été observées dans les trois provinces de l’Ouest, l’augmentation la plus prononcée ayant été enregistrée en Saskatchewan, où l’on a déclaré une hausse de 30 % de la superficie d’ensemencement de canola. Les conditions d’humidité du printemps se sont grandement améliorées par rapport à 2002 dans la plupart des régions où l’on produit du canola. Malgré cette forte hausse, les quelque 5,7 millions d’acres de canola en Saskatchewan constituent une superficie légèrement supérieure à la moyenne quinquennale, qui est de 5,6 millions d’acres.

La superficie du blé de printemps est en baisse dans les provinces de l’Ouest
Les agriculteurs ont estimé leur ensemencement de blé de printemps en 2003 à 18,1 millions d’acres, soit un repli de 4 % ou de 751 000 acres par rapport à 2002. La récente hausse du dollar canadien provoquera un effet de ralentissement du prix commun du blé. Cette superficie se situe bien en deçà de la moyenne quinquennale de 19,5 millions d’acres.

Il y a eu des ralentissements partout, les cultivateurs de l’Alberta ayant déclaré la plus forte baisse, soit 549 000 acres ou 10 %. Les agriculteurs du Manitoba ont déclaré un repli de 5 %, tandis que la superficie de la Saskatchewan est demeurée pour ainsi dire la même, ayant diminué de 0,6 %.

Maintien de l’ensemencement de blé dur
Contrairement au repli du blé de printemps, la superficie d’ensemencement de blé dur est demeurée pratiquement inchangée cette année, se situant à 6,1 millions d’acres. Des tendances semblables ont été observées en Saskatchewan et en Alberta. La moyenne quinquennale de la superficie de blé dur est de 5,9 millions d’acres. La valeur du blé dur à l’échelle mondiale subit toujours les effets d’une éventuelle récolte exceptionnelle en Afrique du Nord.

Diminution de la superficie de l’avoine et de l’orge<
La superficie d’ensemencement d’orge dans l’Ouest canadien a diminué de 0,9 %, ou de seulement 110 000 acres, pour s’établir à 11,7 millions d’acres. La moyenne quinquennale est de 11,0 millions d’acres. Le plus important changement a été observé en Saskatchewan, où on a déclaré une réduction de 2 % et où la superficie est maintenant de 5,1 millions d’acres. La demande de céréales fourragères demeure incertaine.

Les agriculteurs de l’Ouest prévoient ensemencer 5,2 millions d’acres d’avoine cette année, soit 315 000 acres (-6 %) de moins qu’en 2002. La Saskatchewan est la principale source de ce repli, ayant affiché une chute de 250 000 acres. Elle est suivie du Manitoba (-120 000 acres). L’Alberta, en hausse de 3 %, ou de 50 000 acres, n’a pas suivi cette tendance.

La superficie des pois secs de grande culture se stabilise
La superficie des pois secs dans l’Ouest a légèrement augmenté, en hausse de 0,4 % pour s’établir à 3,2 millions d’acres, ce qui est tout juste un peu moins que le record de 3,3 millions d’acres établi en 2001. La plus grande partie de l’augmentation de la superficie a été observée en Saskatchewan, où elle a augmenté de 90 000 acres pour s’établir à 2,4 millions d’acres. La Saskatchewan constitue les trois quarts de la superficie totale. Cette hausse a été neutralisée par une baisse de 65 000 acres au Manitoba.

Le plant de pois, parce qu’il fait partie de la famille des légumineuses, est l’hôte de micro-organismes qui ont la capacité de fixer l’azote de l’air, d’où la diminution de la nécessité d’appliquer de coûteux engrais azotés. Les pois sont en outre utilisés de plus en plus dans les rations d’animaux d’élevage et exportés. Les prix devraient diminuer en raison de la valeur du dollar canadien.

La superficie de maïs-grain est à la baisse et celle de soya est à la hausse
Cette année, les producteurs de maïs du Canada ont fait état de leur intention d’ensemencer 3 % moins de maïs-grain. L’estimation totale de la superficie de maïs-grain est demeurée élevée, se situant à 3,1 millions d’acres, soit 85 000 acres de moins que le sommet atteint en 2002. La superficie de soya a augmenté de 4 % pour s’établir à 2,6 millions d’acres, soit au même échelon que la moyenne quinquennale.

La majeure partie du maïs-grain et du soya est cultivée en Ontario et au Québec, où les conditions météorologiques humides et plus froides que d’habitude ont retardé les différentes opérations culturales. Il est important de noter que l’ensemencement n’était pas terminé lors de l’enquête, et qu’il est possible que l’on ensemence du soya plutôt que du maïs-grain.

La popularité du maïs-grain lui vient de ce qu’il est utilisé dans la ration primaire pour le secteur porcin dans les deux plus grandes provinces productrices de porc, soit l’Ontario et le Québec, ainsi que comme intrant dans l’industrie de l’éthanol-carburant.

Notes aux lecteurs :

L’Enquête sur les ensemencements de juin, qui est menée auprès de 29 000 exploitations agricoles a été menée par interview téléphonique pendant la dernière semaine de mai et la première semaine de juin. Les agriculteurs devaient déclarer leur superficie d’ensemencement de céréales, de graines oléagineuses, et de cultures spécialisées.

Statistique Canada fait également le suivi hebdomadaire de l’état des cultures et des pâturages dans les Prairies en utilisant un indice de végétation obtenu au moyen de données numériques transmises par satellite. Pour plus de renseignements sur le Programme d’évaluation de l’état des cultures, communiquez avec Gordon Reichert au (613) 951-3872.

La publication Série de rapports sur les grandes cultures no 4 : estimations provisoires de la superficie des principales grandes cultures au Canada, 2003 (22-002-XIB, 11 $ / 66 $; 22-002-XPB, 15 $ / 88 $) est maintenant en vente.

Site(s) extérieur(s) cité(s) dans cet article :

Statistiques Canada
http://www.statcan.ca/

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