La FPPQ présente ses initiatives en matière de conservation de l’eau

Longueuil (Québec), 20 mars 2009 – Dans le cadre des discussions mondiales entourant la protection de l’eau et afin de souligner la Journée Mondiale de l’eau, la Fédération des producteurs de porcs du Québec (FPPQ) se mouille aux millions de voix et souhaite profiter de l’occasion pour présenter au public ses initiatives en matière de conservation de l’eau. Les producteurs porcins ne sont pas étrangers à ces enjeux comme en font foi les résultats du Suivi 2007 du Portrait agroenvironnemental des fermes du Québec(1) dévoilés conjointement par l’UPA et le Ministère de l’agriculture, pêcheries et alimentation du Québec (MAPAQ) en février dernier.

Les producteurs de porcs ont été les premiers dans le monde agricole à semunir volontairement d’un plan agroenvironnemental dès 1997. Par cetteinitiative, ils respectent depuis ce temps, les règles environnementales parmiles plus sévères au monde. De ce fait, les résultats récents ont permis à laFédération de faire un suivi de son plan d’action et de constater avecsatisfaction que plusieurs objectifs avaient été atteints.

« La Fédération des producteurs de porcs du Québec est fière des progrèsréalisés sur le plan agroenvironnemental. La terre et l’eau sont les sourceset les bases de notre travail. Il faut en prendre soin si nous voulonssurvivre, commente Jean-Guy Vincent, président de la Fédération desproducteurs de porcs du Québec. Personne ne voudrait que ses enfantss’approchent d’une étendue d’eau polluée, c’est pourquoi les producteursconcentrent leurs efforts à préserver l’eau. »

Dans les faits, plusieurs actions ont été posées. D’abord la grandemajorité des producteurs porcins (94 %) utilisent un plan agroenvironnementalde fertilisation signé par un agronome dans le but de minimiser les risques decontamination des eaux souterraines et de surface. Par ailleurs, lesproducteurs porcins ont réduit de 40 % les rejets de phosphore au bâtiment, enadoptant de nouvelles gestions d’élevage et alimentaire.

Les résultats se sont également traduits par la normalisation del’utilisation de structures étanches dans l’entreposage des déjectionsanimales. En 1998, cette pratique avait déjà connu une hausse substantiellepour se maintenir à près de 100 % des fermes en 2007. Ce type d’entreposagejoue un rôle majeur dans le contrôle de la pollution localisée et évitenotamment les déversements dans les cours d’eau.

En plus, l’adoption de l’utilisation des rampes basse d’épandage a permisun meilleur contrôle des applications de lisiers au sol en limitant ainsi leruissellement lors de l’épandage. Le volume de lisier épandu avec une rampebasse est passé de 33 % en 1998 à 96 % en 2007. Aujourd’hui, elle estobligatoire pour tous les producteurs. Finalement, les efforts se concentrentégalement au niveau de l’identification des puits d’eau potable sur les terresagricoles.

A la suite de ces constats de progrès, la Fédération ne peut que désirerpoursuivre dans la même voix et s’attaquer aux enjeux majeurs et émergents desannées à venir afin d’assurer un avenir propre aux générations futures.

A propos de la FPPQ
La Fédération des producteurs de porcs du Québec représente les intérêtsde 3 900 producteurs, répartis dans 12 syndicats régionaux. Les producteursproduisent plus de 7,5 millions de porcs annuellement et génèrent desretombées économiques de plus de 1,5 milliards de dollars. Au Québec, laproduction porcine emploie 24 000 personnes. 60 % de la production porcine estexportée vers plus de 75 pays.

Site(s) extérieur(s) cité(s) dans cet article :

Le Porc du Québec
http://www.leporcduquebec.qc.ca/

Ministère de l’agriculture des pêcheries et de l’alimentation du Québec (MAPAQ)
http://www.mapaq.gouv.qc.ca

Union des producteurs agricoles (UPA)
http://www.upa.qc.ca/

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