Le Canada intervient pour assurer un approvisionnement alimentaire sain et sécuritaire dans le monde

Ottawa (Ontario), 4 juin 2008 – L’honorable Gerry Ritz, ministre de l’Agriculture et de l’Agroalimentaire et ministre de la Commission canadienne du blé, l’honorable David Emerson, ministre des Affaires étrangères et du Commerce international, ainsi que l’honorable Beverley J. Oda, ministre de la Coopération internationale, ont fait la déclaration suivante à l’appui du Sommet mondial de la sécurité alimentaire de l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture, qui a lieu à Rome du 3 au 5 juin.

« Le gouvernement du Canada participe activement à la conférence de l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture à Rome, afin d’assurer un approvisionnement alimentaire sain et sécuritaire dans le monde.

« Le Canada fait de cet engagement une réalité en tant que troisième plus grand donateur au Programme alimentaire mondial (PAM). En avril, le gouvernement a répondu à l’appel urgent du PAM en augmentant son aide annuelle de 50 millions de dollars, portant ainsi l’enveloppe budgétaire canadienne du PAM à 230 millions de dollars par année. Le Canada est en voie d’augmenter son aide publique au développement à 5 milliards de dollars d’ici 2011.

« Nourrir ceux qui ont faim n’est pas seulement une question d’argent; il s’agit aussi d’apporter une aide réelle à l’endroit et au moment où elle s’avère nécessaire. Très souvent, il s’agit aussi d’assurer un accès humanitaire sûr, complet et sans restriction, pour que l’aide alimentaire d’urgence parvienne à ceux qui en ont le plus besoin. Quand le gouvernement canadien a augmenté les fonds destinés à l’aide alimentaire, il a aussi délié cette aide, pour que les aliments puissent être achetés auprès des agriculteurs des pays en développement voisins. De cette façon, l’aide alimentaire indispensable peut être acheminée plus rapidement aux populations affamées. De plus, les agriculteurs des pays en développement bénéficieront ainsi de nouveaux débouchés pour leurs récoltes et pourront contribuer au développement de collectivités rurales plus fortes.

« Il faut en outre abolir les subventions à l’exportation dans le monde et réduire le soutien intérieur qui perturbe les échanges, à mesure que nous collaborons pour atténuer les pressions sur l’approvisionnement alimentaire mondial. Le Canada a constamment fait preuve de leadership aux négociations de l’Organisation mondiale du commerce en demandant ces réductions pour aider les agriculteurs des pays en développement et développés à créer des secteurs agricoles stables et rentables. Le Canada s’emploie également à réduire les restrictions à l’exportation, qui souvent empêchent les aliments de parvenir à ceux qui en ont besoin.

« Le Canada offre aussi un excellent exemple de politiques équilibrées et concrètes en matière de biocarburants. Les biocarburants ont un potentiel incroyable pour notre environnement et notre économie, mais il est important que leur développement n’aille ni trop loin, ni trop vite. C’est pourquoi le gouvernement du Canada s’est fixé les objectifs réalisables de 5 p. 100 de contenu renouvelable dans l’essence et de 2 p. 100 dans le diesel. Quand le Canada aura atteint ces objectifs, les avantages pour l’environnement seront les mêmes que si l’on retirait de la circulation 1 million de voitures, et ce, tout en continuant de consacrer 95 p. 100 des terres cultivées à la production d’aliments sains et salubres.

« Le gouvernement du Canada va plus loin en investissant 500 millions de dollars dans la prochaine génération de biocarburants issus de la transformation de déchets, comme les tiges de maïs, les huiles à friture usées et les copeaux de bois, en carburant renouvelable qui brûle en produisant moins de résidus. Ces technologies permettent plus que de tirer le maximum de nos cultures. Les biocarburants de la nouvelle génération offrent d’autres sources d’énergie efficaces partout, du Canada aux pays en développement.

« Le Canada a la chance de pouvoir compter sur des exploitants agricoles qualifiés et sur des terres fertiles. Le gouvernement du Canada s’est engagé à partager ses ressources et ses connaissances avec ceux qui, dans le monde entier, en ont un besoin criant; et il fera partie de la solution internationale visant à relever les défis de la crise alimentaire. »

Site(s) extérieur(s) cité(s) dans cet article :

Commission canadienne du blé
http://www.cwb.ca/

Ministère de l’agriculture des pêcheries et de l’alimentation du Québec (MAPAQ)
http://www.mapaq.gouv.qc.ca

Ministère des Affaires étrangères et du Commerce international
http://www.dfait-maeci.gc.ca/

Organisation des nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO)
http://www.fao.org

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