Le ministre Vanclief somme les États-unis de passer de la parole aux actes

Ottawa (Ontario), 8 février 2002 – Le ministre de l’Agriculture et de l’Agroalimentaire, M. Lyle Vanclief, a discuté avec la secrétaire à l’Agriculture Ann Veneman, des grandes préoccupations du Canada face au projet de loi agricole américaine (Farm Bill) qui fausserait les échanges commerciaux.

« J’ai rappelé à Mme Veneman ses commentaires au sujet d’une réforme fondamentale qui comprendrait des règles plus rigides et des engagements précis en matière de soutien et de protection, a affirmé M. Vanclief, à la suite de sa conversation téléphonique avec Mme Veneman. À Doha, lors de l’ouverture d’une nouvelle ronde de négociations de l’Organisation mondiale du commerce (OMC) sur l’agriculture, nous avons tous convenu que les négociations auraient pour objectif de réduire de façon importante le soutien intérieur faussant les échanges. Depuis, l’administration américaine a donné son appui au Farm Bill qui injecterait des milliards de dollars additionnels aux subventions américaines existantes, faussant ainsi davantage les marchés. »

« Je vais m’assurer que des pressions soient faites auprès des membres du Congrès américain afin de les conscientiser des effets dévastateurs provoqués par une montée fulgurante des subventions », a déclaré M. Vanclief. Il a promis d’engager l’ambassadeur du Canada aux États-Unis dans cette campagne de sensibilisation et de communiquer personnellement avec l’ambassadeur des États-Unis au Canada, M. Paul Cellucci. M. Vanclief prévoit aussi se rendre aux États-Unis dans les semaines à venir afin de faire valoir les préoccupations du Canada auprès des principaux législateurs de l’administration américaine.

Selon M. Vanclief, si les États-Unis adoptent le Farm Bill, ils perdront leur crédibilité à l’aube des importantes négociations sur l’agriculture qui s’amorcent devant l’OMC. « Mettez en pratique ce qui a été dit à Doha, restaurez la fierté des producteurs américains. »

« Dans un des principes énoncés dans le guide sur la future politique agricole, Food and Agricultural Policy, Taking Stock for the New Century, le U.S. Department of Agriculture (USDA) affirme « qu’il serait insensé d’avoir à la fois des politiques et des programmes favorisant les exportations et des programmes de soutien intérieur qui se trouvent à réduire la compétitivité des agriculteurs. » Pourtant, c’est exactement ce qui arrivera si le nouveau projet de loi agricole est approuvé. »

« Si le Farm Bill est adopté, les agriculteurs américains obtiendront leur revenu du gouvernement et non pas de la vente de leurs récoltes. Ils surproduiront simplement pour recevoir un chèque du gouvernement. Le USDA a récemment annoncé que 43 pour cent du revenu agricole net en 2001 provenait d’une aide financière directe du gouvernement. De nouvelles subventions aux producteurs américains défient toute logique et aggraveraient la situation actuelle », a ajouté M. Vanclief.

« D’autres dispositions du Farm Bill, notamment les propositions relatives à l’inscription du pays d’origine sur les étiquettes des produits de la viande, gêneraient le commerce. Cette proposition nuirait à l’intégration de nos industries respectives de l’élevage et de la viande », a affirmé M. Vanclief.

Au cours de son entretien avec Mme Veneman, M. Vanclief a aussi soulevé la question de la décision que doit prendre le United States Trade Representative au sujet de la Commission canadienne du blé en vertu de l’article 301 et répété que le Canada défendrait avec vigueur ses droits aux termes des accords commerciaux.

Site(s) extérieur(s) cité(s) dans cet article :

Agriculture Canada

http://Aceis.AGR.CA/

United States Department of Agriculture (USDA)

http://www.usda.gov/

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