Le taux annuel de l’inflation a beaucoup diminué en octobre

Ottawa (Ontario), 21 novembre 2001 – Le taux annuel d’inflation était de 1,9 pour cent en octobre, comparé aux 2,6 pour cent calculés pour septembre, rapportait mercredi Statistique Canada.

En excluant ceux de l’énergie, l’indice des prix à la consommation (IPC) aura crû de 2,5 pour cent depuis octobre 2000; le taux d’ascension de cet indice de base oscille entre 2,5 et 2,7 pour cent depuis mai.

Par ailleurs, de mois en mois, l’IPC d’ensemble baissait de 0,5 pour cent en octobre, par rapport à septembre.

Car les prix de l’énergie ont baissé en moyenne de 2,7 pour cent durant les 12 mois, d’où « un effet de ralentissement sur l’IPC d’ensemble pour la première fois en plus de deux ans et demi », note l’agence fédérale.

Le segment de l’essence, avec une baisse de 9,5 pour cent sur 12 mois, « a été le principal facteur », suivi par celui du mazout. Le gaz naturel aussi a coûté moins cher, pour un quatrième mois de suite, avec des prix 14,8 pour cent en bas du record de juin, mais de 14,9 pour cent supérieurs à ceux d’octobre 2000. Ainsi le gaz, conjugué à l’électricité, a « ralenti la diminution » du secteur énergie, signale l’agence.

L’alimentation également a diminué, pour un troisième mois de suite, mais le secteur a quand même eu « un effet important » sur l’inflation d’ensemble en octobre, Statistique Canada lui attribuant 40 pour cent de la hausse annuelle; les repas au restaurant, le boeuf et les fruits frais ont à nouveau joué « un rôle dominant » pour le secteur.

En outre les cigarettes, le loyer et l’automobile ont encore contribué à la montée de l’IPC global en octobre; par contre l’hébergement des voyageurs et le matériel informatique ont eu un effet à la baisse.

Par ailleurs les impôts fonciers (incluant taxes scolaires et frais spéciaux) ont grimpé en moyenne de 1,6 pour cent sur 12 mois, cela dans la plupart des provinces, écrit l’agence.

L’Ile du Prince-Edouard a subi la plus forte hausse à 5,0 pour cent, l’Ontario 4,0 pour cent. L’Alberta (-3,5), le Manitoba (-1,8) et le Québec (-0,6) étaient les provinces où les frais fonciers ont baissé, grâce aux taxes scolaires et à la taxe générale. L’évolution dans ces impôts est reflétée dans l’IPC une fois l’an, en octobre.

A Toronto, Marc Lévesque, de la Banque TD, estimait que la tendance à la baisse va inciter la Banque du Canada à diminuer « probablement » son taux d’escompte, de 0,50 pour cent, mercredi prochain, et à nouveau de 0,25 pour cent à sa réunion de janvier.

Au Québec, l’IPC était sur l’échelle à 113,2 en octobre, soit 0,4 pour cent plus bas qu’en septembre (écart mensuel) et 1,5 plus haut qu’en octobre 2000 (le point de référence de 100 est fixé à l’année 1992).

En Ontario, il était à 118,2, soit un recul de 0,3 pour cent sur septembre et une montée de 2,6 pour cent en 12 mois; au Nouveau-Brunswick, il s’établissait à 114,8 suivant une baisse de 0,5 pour cent et une hausse de 0,8 pour cent sur ces deux laps de temps.

Source : PC

Site(s) extérieur(s) cité(s) dans cet article :

Statistiques Canada

http://www.statcan.ca/

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