Le virage environnemental se poursuit en production porcine

Saint-Hyacinthe (Québec), le 20 avril 2000 – Dans le cadre de l’Expo-Congrès du porc 2000, le président de la Fédération des producteurs de porcs du Québec, M. Clément Pouliot, a officiellement lancé des plans d’action permettant aux producteurs et productrices de porcs du Québec de poursuivre leur virage environnemental.







Les Plans des interventions agroenvironnementales, issus de l’analyse détaillée des résultats du portrait agroenvironnemental des fermes porcines du Québec effectué en 1997, comportent deux types d’interventions: les interventions à la ferme et les actions collectives.


« En cette année 2000, les producteurs effectuent un tournant majeur. Dans chacune de leur région, ils continueront d’optimiser leurs pratiques pour réduire les sources de pollution et diminuer les odeurs par des interventions visant l’atteinte d’objectifs concrets et réalistes d’ici l’an 2004 », d’annoncer M. Clément Pouliot.

Les Plans des interventions agroenvironnementales, issus de l’analyse détaillée des résultats du portrait agroenvironnemental des fermes porcines du Québec effectué en 1997, comportent deux types d’interventions: les interventions à la ferme et les actions collectives.

Pour le Québec, les interventions prioritaires à la ferme visent les objectifs suivants par ordre d’importance soit REDUIRE les charges en phosphore en planifiant la fertilisation, en augmentant les superficies cultivées réceptrices d’engrais organiques et en ajustant l’alimentation des porcs, DIMINUER les odeurs en améliorant les modes d’épandage et, finalement, AUGMENTER la capacité d’entreposage et CONCENTRER le lisier en optimisant la gestion de l’eau. A titre indicatif, en 1997, 57 % des superficies cultivées possédaient des plans de fertilisation. En 2004, l’objectif visé est de couvrir 85 % des superficies.

Les actions collectives prioritaires, quant à elles, impliquent l’ensemble des producteurs et les intervenants de certaines régions et renforcent les interventions à la ferme. Elles visent à optimiser l’épandage des surplus sur le plan régional et à mettre en place des technologies de traitement.

« Bien que les interventions prioritaires à la ferme ne soient pas les mêmes dans chacune des régions du Québec, elles convergent vers les mêmes buts », de préciser le premier dirigeant de la Fédération des producteurs de porcs. A l’exception d’augmenter les superficies cultivées receptrices d’engrais organiques, les interventions prioritaires à la ferme pour la Montérégie sont les mêmes qu’au niveau provincial. Sur le plan collectif, l’optimisation des épandages des excédents de lisier au niveau régional et la mise en place de technologies de traitement sont les deux actions prioritaires ayant été identifiées.

Depuis l’amorce du Plan agroenvironnemental de la production porcine en 1997, beaucoup a été accompli et des moyens sont maintenant disponibles pour aider les producteurs à faire les meilleurs choix pour leur entreprise. D’ailleurs, le taux d’adhésion des producteurs de porcs aux clubs-conseils en agroenvironnement et aux organismes de gestion des fumiers ne cesse d’augmenter. De plus, depuis 1999, les producteurs ont en main le Guide d’une démarche agroenvironnementale les incitant à entreprendre des actions adaptées à leur problématique.

« L’implication de chaque producteur et productrice est le gage de succès de la démarche. Dans toutes les régions, des activités d’information seront organisées afin que les producteurs s’impliquent dans l’atteinte des objectifs des Plans, des interventions agroenvironnementales » de lancer M. Clément Pouliot. « Chiffres à l’appui, nous prouverons notre engagement collectif à développer notre secteur d’activité agricole dans le respect de notre milieu », de poursuivre celui-ci.

M. Clément Pouliot a terminé en disant que les gestes posés à ce jour par les producteurs du Québec témoignent de leur volonté d’améliorer la situation. « La production porcine québécoise progressa sur tous les plans, incluant la salubrité et la qualité du produit. Cependant, le virage environnemental des producteurs de porcs demeure nécessaire pour assurer la viabilité de la production porcine québécoise, moteur de développement socio-économique régional d’importance », de conclure M. Pouliot.

Site(s) extérieur(s) cité(s) dans cet article :

Le Porc du Québec

http://www.leporcduquebec.qc.ca/

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