Les mauvaises herbes résistantes inquiètent

Un récent sondage commandé par BASF Canada révèle que les producteurs de grandes cultures au pays sont très préoccupés par le phénomène des mauvaises herbes résistantes aux herbicides. Cette inquiétude est toutefois moins forte au Québec.

Réalisé par Ipsos Reid auprès de 500 producteurs cultivant sur 250 acres et plus en décembre dernier, le sondage révèle par exemple que seulement 26 % des répondants québécois soupçonnent la présence de mauvaises herbes résistantes dans leurs champs, contre 43 % à l’échelle du pays. En Saskatchewan, le pourcentage monte à 55 %.

À Québec, 47 % des répondants sont d’accord pour dire que les mauvaises herbes deviennent de plus en plus difficiles à contrôler. En Saskatchewan, 78 % des répondants ont répondu par l’affirmative, alors que la moyenne pour les cinq provinces incluses dans le sondage (Alberta, Saskatchewan, Manitoba, Ontario et Québec) s’établit à 63 %.

En ce qui a trait à l’affirmation « le glyphosate seul est efficace pour contrôler mes mauvaises herbes », la différence entre les provinces n’est pas significative. Au Québec, 51 % des répondants étaient d’accord, contre 56 % en Ontario.

Malgré la question précédente, la plupart des répondants (95 % pour les cinq provinces, 91 % au Québec) ont déclaré utiliser des herbicides de plus d’un groupe pour contrôler leurs mauvaises herbes.

« Il n’est jamais trop tôt pour combattre la résistance avec des pratiques agricoles durables », affirme Rob Miller, gérant du développement technique chez BASF Canada. « Le dépistage régulier des cultures, l’utilisation d’herbicides ayant des modes d’action multiples et la rotation des cultures peuvent tous retarder le développement de mauvaises herbes résistantes. »

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