Les volte-face d’Allan Rock n’éteignent pas la volonté des Canadiens de savoir ce qu’ils mangent

Toronto (Ontario), 29 octobre 2001 ­ Greenpeace avise la plus grande chaîne alimentaire du Canada que la requête pour une étiquetage obligatoire est toujours en vigueur. Devant un Loblaws torontois, des militants de Greenpeace ont suspendu une banderole de 30 mètres carrés avec le message suivant : « Loblaws, Allan Rock : l’étiquetage obligatoire des OGM maintenant. »

Cette manifestation survient une semaine après que le ministre de la Santé, Allan Rock, a fait une autre volte-face en étant absent lors du vote pour l’étiquetage obligatoire des OGM, le 17 octobre dernier.

« 95 % des Canadiens veulent l’étiquetage obligatoire des OGM dès maintenant. Trente-cinq pays et des députés de tous les partis politiques appuient l’étiquetage obligatoire. De tenter des manoeuvres politiques dans ce dossier ne mènera à rien. Tant et aussi longtemps qu’Allan Rock se prêtera à ce jeu, Greenpeace va harceler Loblaws. Nous le ferons jusqu’à ce que les Canadiens obtiennent le droit de savoir ce qu’ils mangent », soutient Éric Darier, responsable de la campagne OGM pour Greenpeace.

Loblaws est ciblé parce que l’été dernier, cette chaîne a mis en demeure ses fournisseurs de ne pas indiquer que leurs produits étaient sans OGM. « Greenpeace croyait qu’Allan Rock était digne de confiance. Nous avons travaillé fort pour que le projet de loi C-287 sur l’étiquetage obligatoire des OGM soit adopté. Si Allan Rock tient un double langage, Greenpeace va faire son travail à sa place », explique Éric Darier.

Le projet de loi a été défait par un vote de 126 contre 91. Au lieu de voter pour, Allan Rock a fait transférer le dossier à un comité. Une tactique pour gagner du temps et favoriser l’adoption de la proposition libérale sur l’étiquetage volontaire.

« Autour du monde, des milliards de personnes ont le droit de savoir ce qu’elles mangent mais pas les Canadiens. Malgré Loblaws, Allan Rock et leurs alliés, nous allons travaillé avec acharnement pour obtenir l’étiquetage obligatoire des OGM », de conclure Éric Darier.

Site(s) extérieur(s) cité(s) dans cet article :

Greenpeace Canada

http://www.greenpeacecanada.org/

Loblaws Companies Limited

http://www.loblaw.com/

Santé Canada

http://www.hc-sc.gc.ca

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