L’IPC avance à son taux le plus soutenu depuis presque 10 ans

Ottawa (Ontario), 17 mai 2001 – Les consommateurs ont connu une augmentation moyenne de 3,6 % des prix des biens et services faisant partie du panier de l’Indice des prix à la consommation (IPC) en avril par rapport à avril 2000. Cette hausse est supérieure à la majoration sur 12 mois de 2,5 % enregistrée en mars 2001. Il s’agit de la hausse la plus élevée observée depuis décembre 1991.

L’IPC sans l’énergie a connu une hausse
Puisque la variation sur 12 mois de l’IPC compare l’indice d’un mois donné à l’indice du même mois de l’année précédente, la variation dans l’indice de 2000 influe sur la variation sur 12 mois en 2001. Cela est particulièrement évident en avril, alors que l’augmentation de 2,5 % à 3,6 % de l’indice d’ensemble est due à la combinaison d’une diminution inhabituelle des prix de l’énergie en avril 2000 et d’une hausse continue des prix de l’énergie en avril 2001. Le facteur principal de cette montée est la hausse des prix de l’essence.

L’indice d’ensemble sans l’énergie a progressé de 2,8 % en avril, comparativement à 2,3 % en mars. Les hausses de la taxe fédérale-provinciale sur les cigarettes introduites en avril sont en grande partie à l’origine de l’augmentation dans cette variation sur 12 mois. Des majorations de prix pour l’achat de véhicules automobiles ont également contribué à cette montée, alors que les rabais offerts aux consommateurs ont diminué en nombre et en importance.

D’avril 2000 à avril 2001, les prix de l’énergie se sont accrus en moyenne de 11,6 %, représentant près du tiers de la variation sur 12 mois de l’IPC d’ensemble. Cette hausse de l’indice de l’énergie fait suite à une augmentation annuelle de 3,6 % en mars. Toutes les composantes de l’énergie ont contribué à l’augmentation d’avril, plus de la moitié de celle-ci s’expliquant par la montée de 49,9 % des prix du gaz naturel. Les prix de l’essence ont grimpé de 8,3 % pendant cette période, après avoir affiché une diminution annuelle de 3,2 % en mars. Les augmentations de 9,9 % des prix du mazout et de 1,5 % de ceux de l’électricité ont aussi exercé un effet d’entraînement sur l’indice de l’énergie.

Plus du quart de la progression sur 12 mois de l’indice d’ensemble en avril 2001 a été attribuable à la croissance des prix des aliments. Le mouvement de l’indice des aliments s’explique en grande partie par la majoration des prix des légumes frais, du boeuf, des fruits frais et des repas au restaurant. Les hausses sur 12 mois des indices des fruits frais et des légumes frais sont dues à l’effet prolongé du mauvais temps de l’hiver dernier et à la majoration du coût des transports. L’indice des légumes frais a augmenté de 17,0 %, tandis que celui des fruits frais a enregistré sa plus forte progression (+17,8 %) depuis septembre 1991. La montée de 18,0 % des prix du boeuf traduit en grande partie le resserrement des approvisionnements. La progression de 2,5 % de l’indice des aliments achetés au restaurant est imputable à la hausse des coûts d’exploitation.

Parmi les autres produits qui ont contribué à la progression sur 12 mois de l’IPC d’ensemble en avril, notons le coût de l’intérêt hypothécaire, les cigarettes, les services téléphoniques et les loyers. Les chutes de prix observées au chapitre du transport aérien, du matériel et des fournitures informatiques ainsi que des primes d’assurance de véhicules automobiles ont quelque peu neutralisé ces augmentations.

La hausse mensuelle de l’IPC représente plus du double de celle enregistrée en mars
L’IPC a progressé de 0,7 % de mars à avril. Il s’agit de la plus forte augmentation enregistrée depuis mars 2000 (+0,7 %) et elle représente plus du double de la progression de 0,3 % enregistrée en mars. Les hausses de prix de l’essence, de l’électricité, des cigarettes et des fruits frais ont le plus contribué à la montée de l’IPC en avril. Néanmoins, les baisses de prix des vêtements pour femmes, des primes d’assurance de véhicules automobiles et des légumes frais ont quelque peu atténué l’augmentation mensuelle de l’indice.

Les prix de l’essence ont progressé de 5,5 % de mars à avril, après avoir connu un repli mensuel de 2,3 % en mars. La hausse des prix de 9,3 % en Ontario a entraîné cette augmentation mensuelle, la plus importante depuis septembre 2000. Cette poussée s’explique notamment par une progression prévue de la demande nord-américaine pour l’été et par le faible niveau des stocks aux États-Unis.

La montée de 5,8 % de l’indice de l’électricité pour avril est principalement imputable à un retour à une pleine facturation pour les abonnés de BC Hydro, alors que le consommateur moyen a épuisé le crédit de 200 $ qui lui avait été versé en février. La baisse de 25,7 % de l’indice à Terre-Neuve, attribuable à un crédit unique sur la facture d’électricité d’avril dans cette province, a quelque peu ralenti la hausse de l’indice.

De mars à avril, les prix des cigarettes se sont accrus de 7,7 % à la suite d’une taxe combinée fédérale-provinciale de 4 $ par cartouche introduite le 6 avril. Les hausses de prix ont varié de 9,9 % à 11,2 % dans les cinq provinces en cause, soit l’Île-du-Prince-Édouard, le Nouveau-Brunswick, la Nouvelle-Écosse, le Québec et l’Ontario. On a aussi observé une augmentation de 4,1 % au Manitoba apportée par une augmentation de la taxe provinciale sur le tabac le 10 avril.

En moyenne, les prix des fruits frais ont progressé de 7,7 % de mars à avril. Une diminution saisonnière de l’offre d’oranges, conjuguée à un retard de certaines récoltes importées, explique en grande partie cette croissance.

Après avoir augmenté de 2,2 % en mars, les prix des vêtements pour femmes ont chuté de 2,7 % en avril. Toutes les catégories de vêtements pour femmes ont enregistré des diminutions de prix, résultant principalement de prix de vente.

L’indice des primes d’assurance de véhicules automobiles a régressé de 1,3 % de mars à avril à la suite d’une diminution de 2,6 % des taux en Ontario. Les prix n’ont pas bougé dans les autres provinces et les territoires.

Les prix des légumes frais ont chuté de 3,3 % en avril, après avoir affiché une progression de 5,4 % en mars. Cette diminution s’explique par des approvisionnements accrus, eux-mêmes imputables au temps plus clément qu’ont connu les régions de production du sud-ouest des États-Unis.

Site(s) extérieur(s) cité(s) dans cet article :

Statistiques Canada

http://www.statcan.ca/

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